Mercedes prévient : interdire le thermique en 2035 est une erreur monumentale

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L’industrie automobile vit un moment charnière. Le thermique vit ses dernières heures, l’électrique monte en puissance, mais tout ne se passe pas comme prévu. Les constructeurs, entre choix politiques et contraintes industrielles, avancent à marche forcée. Certains changent de stratégie, d’autres s’allient pour survivre, et quelques-uns tirent la sonnette d’alarme. De Mercedes à Jeep, en passant par Ford ou Hyundai, chaque acteur repense son avenir. Tour d’horizon d’un secteur en pleine mutation.

Mercedes tire la sonnette d’alarme sur la fin du thermique en 2035

Le PDG de Mercedes, Ola Källenius, hausse le ton. Selon lui, l’Europe fonce droit dans le mur. Interdire les moteurs thermiques dès 2035 ?

Une erreur stratégique majeure, déconnectée des réalités du terrain. Le dirigeant ne parle pas seulement pour sa marque, mais au nom de toute l’industrie européenne.

À ses yeux, cette interdiction brutale risque de provoquer un effet pervers : un pic massif d’achats de véhicules thermiques juste avant l’échéance.

Résultat : des voitures essence et diesel en circulation bien après 2040, repoussant ainsi les objectifs climatiques fixés.

Pourtant, les constructeurs n’ont pas chômé. Plus de 250 milliards d’euros ont déjà été investis dans l’électrique. Mais les infrastructures, elles, ne suivent pas.

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Bornes de recharge insuffisantes, réseau incohérent… La transition semble bâclée.

Mercedes réclame donc une approche plus ouverte : hybride, hydrogène, électrique. Laisser les technologies se battre à armes égales, sans imposer un chemin unique.

Jeep change de cap après une stratégie premium ratée

Chez Jeep, le rêve de luxe a viré au cauchemar. En visant le haut de gamme, la marque s’est coupée de son public historique.

Depuis 2018, les ventes ont fondu de moitié. Le nouveau patron ne cache pas son constat d’échec.

Fini les ambitions premium. Désormais, Jeep veut revenir à ses racines, avec des modèles plus accessibles. Tous les véhicules, sauf le Wrangler, verront leurs prix baisser.

En concession, des remises importantes seront proposées pour regagner des parts de marché.

Ce virage vise à reconquérir une clientèle populaire, attachée à l’image robuste et abordable de Jeep. Une stratégie plus en phase avec les attentes actuelles, dans un marché où le prix reste roi.

Hyundai et General Motors s’allient pour produire 800 000 véhicules par an

Nouvelle alliance de poids dans l’industrie : Hyundai et General Motors unissent leurs forces.

Objectif : produire 800 000 véhicules par an dès 2028. Les deux géants veulent aller vite, tout en maîtrisant les coûts.

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Cinq véhicules sont au programme : un SUV, une berline, un pickup, un fourgon et un crossover.

Le partage est clair : Hyundai développe les petits formats, GM les grands. Ensemble, ils mobiliseront 24 usines dans le monde pour mener à bien ce projet.

Au-delà des volumes, cette collaboration vise à mutualiser les technologies. Hybride, hydrogène, 100 % électrique…

Tous les scénarios sont sur la table. Une manière de préparer l’avenir, en restant flexibles face aux incertitudes.

Iveco devient officiellement une marque indienne

Changement de pavillon pour Iveco. Le constructeur italien passe sous contrôle de Tata Motors, le géant indien déjà propriétaire de Jaguar et Land Rover.

La division civile d’Iveco rejoint donc le portefeuille du groupe asiatique.

Les activités militaires, elles, partent chez Leonardo. Le but ? Se concentrer exclusivement sur les véhicules utilitaires civils et conquérir de nouveaux marchés : l’Europe, l’Inde, et les États-Unis.

Tata vise une production annuelle de 5400 unités. La répartition espérée est claire : 50 % pour l’Europe, 35 % pour l’Inde, 15 % pour les USA.

Aucun licenciement prévu, le siège reste à Turin. Une stratégie offensive dans un contexte où les ventes européennes ont chuté de 18 % au deuxième trimestre.

Ford révolutionne ses chaînes de production pour l’électrique

Chez Ford, la transformation est en marche. Fini les chaînes classiques.

Place à une nouvelle organisation modulaire, conçue pour accélérer la fabrication de véhicules électriques. Trois modules travailleront en parallèle : l’avant, l’arrière, et le châssis.

Avec ce système, Ford espère réduire de 40 % le temps de production, selon les modèles.

Premier véhicule concerné : un pickup électrique à petit prix, prévu pour 2027. Doté d’une batterie LFP, son tarif devrait tourner autour de 25 000 euros.

L’investissement est colossal : 5 milliards de dollars. Objectif : produire plus vite, à moindre coût, et toucher un public plus large.

Une évolution nécessaire, alors que la bataille de l’électrique ne fait que commencer.