Volkswagen choque : payer un abonnement pour débloquer la puissance de sa voiture

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L’industrie automobile n’a jamais été aussi mouvante. Entre innovations technologiques, stratégies commerciales audacieuses et coups de poker parfois mal calculés, les constructeurs redoublent d’imagination pour rester dans la course. Volkswagen, Fiat, Peugeot, BMW… chacun tente de tirer son épingle du jeu, quitte à prendre des risques.

Volkswagen invente l’abonnement à la puissance

Chez Volkswagen, les chevaux ne sont plus vraiment à vous. En Angleterre, la marque teste un système étonnant : payer chaque mois pour exploiter toute la puissance de votre voiture électrique.

Les propriétaires d’ID.3 Pro et Pro S doivent débourser près de 20 euros mensuels pour libérer 27 chevaux supplémentaires. Une option « à vie » existe, pour 650 euros.

Le constructeur se veut rassurant : l’autonomie reste inchangée, et aucune modification à signaler côté assurance, la puissance maximale étant déjà homologuée.

Ce modèle économique rappelle les contenus payants dans les jeux vidéo. Une simple mise à jour suffit pour débloquer un moteur… que vous avez pourtant déjà sous le capot.

Volkswagen justifie ce choix en rappelant qu’autrefois, les puissances variaient selon la version. Sauf qu’à l’époque, le moteur était réellement différent.

Aujourd’hui, tout est là, mais bridé électroniquement. De quoi inquiéter : piratage, perte de garantie, risques juridiques…

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Le véhicule devient un objet numérique, comme un smartphone avec ses options cachées.

Commandes tactiles : la sécurité remise en cause

Autre source de tensions : les fameux volants tactiles sur les modèles électriques. L’ID.4 en est la parfaite illustration.

Trop sensibles, ces commandes s’activent au moindre effleurement. Résultat, des fonctions vitales comme le régulateur de vitesse peuvent se déclencher par erreur.

Les utilisateurs dénoncent une ergonomie hasardeuse. Contrairement aux bons vieux boutons physiques, les surfaces tactiles obligent souvent à quitter la route des yeux.

Face à la grogne, Volkswagen a cédé : les boutons physiques font leur retour sur les derniers Tiguan et Golf. Comme quoi, parfois, la technologie va trop loin.

Fiat Grande Panda : lancement raté

Chez Fiat, l’heure n’est pas à la fête. Le lancement de la Grande Panda devait relancer la marque. Il s’est transformé en désillusion.

En juillet, à peine 2 000 exemplaires écoulés en Europe. Dix fois moins que la Dacia Sandero ou la Renault Clio.

En Italie, c’est la douche froide : l’ancienne Panda se vend toujours mieux que la nouvelle.

À cela s’ajoutent des soucis de production : l’usine serbe peine à suivre. Fiat visait 10 000 unités mensuelles, mais les ventes sont cinq fois inférieures.

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Entre un style jugé trop timide, un prix jugé trop élevé (17 900 €) et une mécanique peu enthousiasmante (1.0 PureTech), la recette ne prend pas. La concurrence, elle, ne l’a pas attendue.

Peugeot 308 : encore un rappel

Nouveau coup dur pour Peugeot. La 308 fait l’objet d’un rappel massif. En cause : un risque grave lié aux ceintures de sécurité arrière.

En cas d’accident, elles pourraient céder. Sont concernées les voitures produites entre octobre 2015 et décembre 2019.

Peugeot invite les propriétaires à vérifier leur code VIN et à contacter leur concessionnaire. Le remplacement est pris en charge.

Ce rappel s’ajoute à une série déjà longue chez la marque au lion. Une vigilance renforcée s’impose.

BMW abandonne (encore) la Série 8

La BMW Série 8 tire sa révérence, une fois de plus. La grande GT allemande, malgré son aura, n’a jamais trouvé son public.

Pour clore le chapitre, une version collector voit le jour : la M Heritage, limitée à 500 exemplaires, avec 530 chevaux et un tarif de 130 000 dollars.

Mais en France, avec un malus écologique qui peut grimper à 70 000 euros, l’addition est indigeste.

Trop chère, trop exclusive, la Série 8 n’a pas réussi à séduire au-delà des puristes. BMW se concentre désormais sur des segments plus porteurs.

Électrique vs thermique : le fossé se comble

Une étude allemande récente change la donne : l’écart de prix entre électrique et thermique n’est plus que de 3 000 euros.

Un contraste saisissant avec les 10 000 euros de différence d’il y a cinq ans.

En cause ? Des remises importantes sur les modèles électriques, jusqu’à 17 % en moyenne, contre zéro sur les thermiques.

Mais malgré cette convergence des tarifs, l’électrique peine encore à convaincre. En France, sa part de marché reste sous les 16 %.

Les freins sont bien connus : autonomie encore jugée trop faible, recharge peu pratique, réseau inégal.

Le prix ne suffit pas à balayer toutes les inquiétudes. Pour que l’électrique s’impose, il faudra bien plus qu’un rabais.