Peugeot fait marche arrière : retour du thermique face à l’échec de l’électrique

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Le marché auto traverse une zone de turbulences. Entre ambitions électriques freinées, occasions qui explosent, et modèles neufs qui peinent à convaincre, les marques réajustent leur cap. Peugeot rebranche les thermiques, Fiat rate son come-back, et l’Alfa Romeo d’un certain Jeremy Clarkson s’offre une seconde vie. Dans ce climat incertain, les voitures racontent plus que des trajectoires commerciales : elles traduisent les doutes, les paris et les espoirs d’un secteur en pleine mutation.

Peugeot freine sur l’électrique et rallume les moteurs thermiques

Au départ, le plan était clair. Dès 2026, les Peugeot 208 et 2008 devaient basculer dans le tout-électrique. Une stratégie franche, tournée vers l’avenir.

Mais le terrain ne suit pas. Les ventes stagnent, l’appétit pour les modèles à batterie diminue, et la marque revoit son ambition.

Résultat : le virage devient un simple contournement. La prochaine 208, prévue pour 2027, intégrera une version thermique micro-hybride.

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Le 2008, lui, prolonge son aventure. Lancé en 2019, restylé en 2023, il restera au catalogue jusqu’en 2028.

Ce n’est pas un abandon. C’est une réponse à la réalité. Le marché n’est pas prêt à couper le cordon thermique. Peugeot s’adapte, plutôt que de forcer le changement.

Voitures neuves boudées, l’occasion reprend la main

Acheter une voiture neuve devient un luxe que beaucoup refusent. Trop cher, trop complexe, trop risqué.

À l’inverse, l’occasion a le vent en poupe. Et c’est une doyenne qui mène la danse : la Peugeot 206.

Cette citadine, sortie au tournant des années 2000, reste une star. Depuis janvier, plus de 53 000 exemplaires ont changé de mains.

Elle dépasse même certaines de ses remplaçantes. Son secret ? Elle coche toutes les bonnes cases : prix mini, mécanique simple, charme d’antan.

Oui, elle a ses défauts. Les trains arrière vieillissent mal, et certains blocs sont fragiles.

Mais elle représente une époque où l’on achetait une voiture avec le cœur et un budget serré. Une époque que beaucoup regrettent.

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Fiat piétine avec sa nouvelle Panda

Fiat comptait sur la Grande Panda pour se relancer. Un modèle pensé pour les familles, basé sur la Citroën C3, avec un look décalé et un prix accessible.

Mais sur le terrain, c’est un démarrage timide, presque invisible.

En juillet, seuls 2 000 exemplaires ont été vendus dans toute l’Europe.

En Italie, berceau de la marque, la nouvelle venue fait pâle figure : 1 082 unités écoulées. Pendant ce temps, l’ancienne Panda cartonne toujours.

La production, en Serbie, tourne au ralenti. Stellantis vise 500 unités par jour, mais le rythme est loin d’être atteint.

Sans demande, les chaînes s’essoufflent. Et la Panda nouvelle génération risque de finir comme une belle promesse non tenue.

Une Alfa Romeo malmenée par Clarkson vendue comme une star

Certaines voitures ont une histoire qui dépasse leur fiche technique. C’est le cas de cette Alfa Romeo 75 V6.

Malmenée dans une émission culte de Top Gear, repeinte en vert fluo, elle aurait dû finir à la casse. Mais un passionné l’a rachetée pour 500 £ et lui a offert une seconde chance.

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Les bosses, les rayures, l’intérieur fatigué ? Tout est resté. En revanche, le moteur V6 a été restauré avec soin.

Aujourd’hui, c’est une pièce unique, à mi-chemin entre relique et art automobile.

Elle passera aux enchères à Silverstone le 24 août. Estimée entre 12 000 et 15 000 £, elle prouve qu’une Alfa, même cabossée par Clarkson, peut encore faire battre les cœurs.

Et valoir bien plus qu’on ne l’imagine.