Le début du mois d’octobre a été tourné vers l’alerte dans l’industrie automobile. Jugements de justice, chiffres préoccupants et coupes massives dans les effectifs : le secteur semble traverser une tempête. Les acteurs historiques, déjà fragilisés par la transition énergétique, doivent naviguer entre contraintes réglementaires et réalités économiques. Entre inquiétudes et stratégies d’adaptation, l’heure est à la vigilance.
Risque juridique sur les diesels : quelle portée ?
En France, la situation est moins spectaculaire mais tout aussi préoccupante. Selon la PFA, les immatriculations neuves de septembre 2025 affichent une hausse de 1 % sur un an.
Une augmentation qui cache un détail : un jour ouvré supplémentaire, ce qui ramène la tendance quotidienne à un recul de 3 %.
Sur l’année, le marché chute de 6,3 %, et par rapport à 2019, le recul dépasse 30 %. Les véhicules électriques semblent représenter une planche de salut, avec la Renault 5 électrique en tête (~2 500 unités).
Les VE atteignent 22 % des ventes mensuelles, portés surtout par les flottes d’entreprise. Mais la comparaison sur plusieurs années reste inquiétante : les ventes 2025 restent en dessous de 2024, elles-mêmes inférieures à 2023.
Le rythme ne suffit pas pour atteindre les objectifs européens. Face à cette situation, la PFA plaide pour un report de l’interdiction des véhicules thermiques neufs en 2035, dénonçant une pression réglementaire qui affaiblirait les acteurs européens et favoriserait la percée des marques chinoises.
En quelques années, leur part de marché a été multipliée par sept.
Le marché français tient sur un fil
La norme Euro 7, initialement prévue pour 2025, est reportée à 2030. Une respiration bienvenue pour les constructeurs, certaines exigences jugées irréalistes ayant été assouplies.
Initialement, le projet imposait des contraintes extrêmes : impossibilité de démarrer le moteur sans préchauffage antipollution, ou limitation sévère de la puissance à froid.
Dans certains cas, la vitesse serait tombée à 10 km/h en montée par temps froid… autant dire inapplicable au quotidien.
L’UE a finalement tempéré certaines mesures, mais le débat reste entier : comment trouver un équilibre entre protection de l’environnement et praticité réelle des véhicules ?

Euro 7 : une norme repoussée, mais toujours controversée
La norme Euro 7, initialement prévue pour 2025, a été reportée à 2030.
C’est un soulagement pour les constructeurs, car certaines versions du projet initiales imposaient des contraintes jugées irréalistes.
Par exemple, elles prévoyaient l’impossibilité de démarrer le moteur sans préchauffage du système antipollution ou une limitation drastique de la puissance à froid.
Certains craignaient que les véhicules ne dépassent pas 10 km/h en montée par temps froid.
L’Union européenne a finalement atténué certaines exigences, mais le débat reste entier : jusqu’où imposer des contraintes fortes sans rendre certains moteurs inopérants dans des conditions normales ?
ZF supprime 7 600 emplois : un choix stratégique
Enfin, le groupe ZF secoue le marché avec l’annonce de 7 600 suppressions d’emplois dans sa division “powertrain électrifié” d’ici 2030.
Dans le cadre d’un plan plus large, ce chiffre pourrait atteindre 14 000 postes supprimés en Allemagne.
L’accord prévoit des départs volontaires, des réductions d’heures et des retards de hausses salariales, afin d’éviter des licenciements massifs. L’objectif : économiser plus de 500 millions d’euros d’ici 2027.
Cette décision fait écho aux 13 000 suppressions chez Bosch, rappelant que l’industrie européenne traverse une phase de réorganisation profonde, entre transition énergétique, pression réglementaire et rationalisation industrielle.
- Grand Prix d’Austin : L’incident que Ferrari préfère taire - 6 December 2025
- MotoGP : le nouveau moteur 850cc de KTM dévoilé, la révolution de 2027 est lancée - 6 December 2025
- MotoGP : Yamaha persiste avec son moteur V4 malgré des débuts difficiles - 6 December 2025








