Les pires ratés de l’histoire auto : ces inventions qui auraient dû rester sur papier

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L’automobile a toujours été un laboratoire d’idées. Certaines innovations ont révolutionné nos habitudes et rendu la route plus sûre. D’autres, en revanche, ont tourné au fiasco. Mauvaises intuitions, contraintes techniques ou excès de confiance dans la technologie : certaines trouvailles ont vite montré leurs limites. Certaines ont disparu discrètement, d’autres s’accrochent encore, au grand désarroi des conducteurs. Ce tour d’horizon revient sur ces “avancées” qui compliquent plus qu’elles n’aident.

La ceinture de sécurité automatique : fausse bonne idée des années 80

À la fin des années 80, une loi américaine impose un système de sécurité passive sur tous les véhicules.

Avant l’arrivée massive des airbags, plusieurs constructeurs japonais misent sur la ceinture automatique.

Un rail motorisé tend la sangle dès que la porte se ferme ou que le contact est mis.

En théorie, pratique. En réalité, le système s’use vite, se bloque régulièrement et manque de puissance pour assurer un bon maintien.

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Sans capteurs sophistiqués, il accroche cheveux et vêtements. Pire, en cas de choc, il retient moins bien qu’une ceinture classique. Résultat : dispositif abandonné au profit de l’airbag.

Le frein à main électronique : élégant mais capricieux

Apparu au milieu des années 2000 dans le haut de gamme allemand, le frein de parking électronique remplace le bon vieux levier mécanique.

Il libère de l’espace entre les sièges et modernise l’intérieur. Mais il cumule les défauts : pannes fréquentes, réparations coûteuses, impossibilité de l’utiliser en roulant, absence de retour physique pour vérifier qu’il est bien serré.

Beaucoup de conducteurs regrettent la simplicité et la fiabilité du levier classique.

Les poignées de porte électroniques : le design avant la fonction

Poignées affleurantes, motorisées ou rétractables… Tesla et Range Rover ont lancé la mode.

Plus aérodynamiques, elles se veulent aussi plus sécurisées. Mais elles peuvent geler en hiver, tomber en panne électronique et bloquer l’accès au véhicule.

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Le risque de piratage à distance inquiète aussi. En 2023, Ford a rappelé 200 000 Mustang Mach-E pour un défaut sur les poignées intérieures électriques.

Certains propriétaires s’étaient retrouvés… enfermés à bord.

Le lecteur VHS embarqué : luxe encombrant des années 90

Avant les tablettes et écrans tactiles, certaines voitures haut de gamme proposaient un lecteur VHS intégré.

Toyota, Chevrolet ou Cadillac l’ont testé dans les années 90. Destiné à occuper les passagers arrière, il occupait beaucoup d’espace : écrans épais, lecteur massif et cassettes à stocker.

Changer de film nécessitait parfois de s’arrêter. Les vibrations faisaient régulièrement sauter l’image. Pour un prix équivalent à 4 000 € actuels, l’option faisait grincer des dents.

Quand l’électronique remplace tout… même l’utile

Depuis une dizaine d’années, boutons physiques et commandes mécaniques disparaissent au profit d’écrans tactiles.

L’idée : offrir un look moderne et vendre des options électroniques plus rentables.

Mais cette tendance augmente la complexité, multiplie les pannes et dégrade parfois l’ergonomie. Un bouton rotatif reste plus intuitif qu’un sous-menu caché dans un écran.

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