Malus auto 2026 : le coup de massue qui va coûter (très) cher

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Cette semaine, l’actualité auto a pris des allures de montagnes russes. Entre coups de théâtre politiques, verdicts judiciaires et choix industriels radicaux, constructeurs et passionnés ont dû encaisser une salve d’informations. Des pick-up menacés par une réforme fiscale à Tesla prise en étau entre prime record et condamnation salée, en passant par Jaguar en pause forcée, les chocs se succèdent. Même les relations transatlantiques autour de la décarbonation révèlent deux visions irréconciliables.

Pick-up 5 places : la fin du passe-droit fiscal

Pendant des années, certains pick-up échappaient aux lourds malus CO₂ et poids grâce à un statut de “camion plateau”.

Résultat : des modèles comme le Ford Ranger Raptor V6 essence, pourtant à 320 g/km de CO₂, passaient entre les mailles du filet.

À partir du 1er janvier 2026, le gouvernement requalifie les versions cinq places en véhicules de tourisme. Conséquence : un malus pouvant grimper à 70 000 €.

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Les versions quatre places bénéficient d’un sursis, mais pourraient être rattrapées dès 2027.

PériodeFiscalité appliquée
Avant 2026Exonération malus CO₂ et malus au poids
Après 2026Malus pouvant atteindre 70 000 €

Tesla : prime colossale et condamnation lourde

Chez Tesla, la balance penche entre jackpot et coup dur. Le conseil d’administration a validé un plan de rémunération pour Elon Musk : 96 millions d’actions, soit 29 milliards de dollars, liés à des objectifs remplis depuis 2018.

Un complément de 27 milliards dépendra d’un vote prévu en novembre 2025.

Mais la fête est ternie par une condamnation à 242 millions de dollars. En cause : un accident mortel impliquant l’Autopilot.

Le jury a retenu une responsabilité partagée entre Tesla et le conducteur. La marque fera appel, mais ce dossier pourrait créer un précédent majeur sur l’usage des assistances à la conduite.

Jaguar : un nouveau patron mais toujours sur pause

Chez Jaguar Land Rover, changement de capitaine. Le directeur financier du groupe Tata prend la direction.

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Il confirme la stratégie de réinvention déjà en place.
Problème : aucun modèle neuf n’est prévu avant mi-2026, après l’arrêt des ventes fin 2024.

Dix-huit mois sans nouveauté, un pari risqué qui inquiète les passionnés et interroge sur la capacité de la marque à garder son public.

Europe vs États-Unis : deux visions opposées de la décarbonation

L’Europe reste ferme : neutralité carbone en 2050, normes antipollution durcies et accélération électrique.

Outre-Atlantique, l’Agence de protection de l’environnement (EPA) envisage de lever les limites d’émissions de CO₂.

Cela pourrait entraîner le retour de gros moteurs, la suppression d’amendes pour dépassement et un net ralentissement de la transition électrique.

Résultat : les constructeurs pourraient devoir produire deux gammes : électrique pour l’Europe, thermique musclé pour les États-Unis.

Le transport aérien face à la réalité du durable

Dans les airs, les tensions montent aussi. Le plan ReFuelEU impose 2 % de carburants durables en 2025, 6 % en 2030 et 70 % en 2050.

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Mais ces carburants coûtent jusqu’à cinq fois plus cher que le kérosène et la production mondiale reste insuffisante.

Air France et d’autres compagnies réclament un assouplissement, jugeant les objectifs irréalistes.

L’ONG Transport & Environnement dénonce un lobbying contraire aux engagements climatiques, rappelant que le secteur ne peut pas retarder indéfiniment sa transition.