5 marques automobiles sur la corde raide : faut-il éviter leurs modèles ?

28
0

L’industrie automobile traverse une phase de profondes turbulences. Face à des consommateurs exigeants, à des coûts en hausse et à une transition énergétique complexe, certains constructeurs éprouvent de sérieuses difficultés. Voici cinq marques à surveiller, acquérir l’un de leurs modèles peut s’avérer risqué.

Infiniti : une marque en perte de repères

Infiniti, autrefois le fer de lance premium de Nissan, se réduit dramatiquement. Dès 2025, les modèles compacts QX50 et QX55 seront arrêtés aux États-Unis, sans remplaçants annoncés.

Par ailleurs, ces modèles sont concernés par un vaste rappel, près de 444 000 véhicules, en raison de défaillances de roulements moteurs. La marque n’affiche plus qu’une gamme réduite, et l’absence de perspectives concrètes pèse lourd.

Mitsubishi : en sursis ou en transition ?

Les résultats de Mitsubishi pour l’exercice 2025 sont préoccupants : ses prévisions de bénéfices ont chuté de 76 % suite à des ventes décevantes et à la hausse des coûts des fournisseurs.

Lire aussi :  Bonnes nouvelles! Vous pourriez posséder la Porsche 911 de James May

Les concessions nord-américaines alertent sur un réseau fragilisé, avec un portefeuille limité, des prix élevés et une demande faible.

Toutefois, la marque garde un atout : le nouveau Outlander (y compris la version hybride rechargeable) récolte des éloges pour son habitacle et son comportement routier.

Mitsubishi poursuit son plan Momentum 2030, avec extension du réseau prévue d’ici mi-2026.

Stellantis : une stratégie en mutation

Stellantis vient de renoncer à son objectif d’électrification totale d’ici 2030, jugé aujourd’hui irréaliste.

La marque adapte sa stratégie en faveur des modèles hybrides et thermiques, et demande un rééquilibrage des politiques environnementales européennes.

Après des pertes liées aux droits de douane et au marché nord-américain, la marge du groupe a chuté, entraînant le départ de Carlos Tavares fin 2024, remplacé par Antonio Filosa.

Le groupe met aussi en pause son programme d’assistance de conduite de niveau 3, face aux coûts et à la demande incertaine.

Jaguar : un luxe en stand-by

Jaguar, passée 100 % électrique dès 2025, peine à se relancer.

Lire aussi :  L'Alpine A110 R Ultime de 345 ch est un adieu à 275 000 £

Elle souffre d’un effondrement dramatique de ses ventes en Europe : seulement 49 unités vendues en avril 2025 contre 1 961 un an plus tôt, une chute de 97,5 % attribuée à la reconfiguration sans héritage des modèles thermiques.

Elle prévoit néanmoins de lancer une GT super-électrique lancée sur le concept Type 00 à partir de 2026.

Pour l’instant, le portefeuille est réduit et les véhicules très haut de gamme, trop chers et peu nombreux. Le plan stratégique “Reimagine” mise sur l’électrification totale mais les défis sont majeurs.

VinFast : ambition mondiale, réalités financières

VinFast, le constructeur vietnamien, étend ses capacités de production, notamment avec une nouvelle usine à Ha Tinh et une autre en Haiphong, l’objectif étant de produire jusqu’à 1 million de véhicules par an.

Pourtant, le groupe affiche des pertes colossales : 712 millions $ au Q1, puis 812 millions $ au Q2 2025.

Malgré une croissance des livraisons (près de 36 000 EV au Q2), la rentabilité est encore lointaine. Pour se maintenir, VinFast vend certaines de ses activités de R&D à son fondateur pour 1,5 milliard $.

Lire aussi :  10 voitures cool que nous souhaitons pouvoir acheter au Royaume-Uni

Elle réoriente également ses efforts vers les marchés asiatiques et du Golfe, après des débuts difficiles aux États-Unis et en Europe.

À retenir : vigilance recommandée

L’achat d’un modèle de ces constructeurs comporte des risques sérieux : arrêt de gamme, réseau limité, SAV incertain, dépréciation possible.

Plusieurs marques présentent néanmoins une lueur d’espoir (Outlander, stratégie “Reimagine”, nouvelle direction chez Stellantis, expansion VinFast). Mais si vous cherchez une valeur sûre, mieux vaut explorer des options plus stables.