Fiat cartonne au Brésil, Bosch licencie massivement, et une Mustang à 870 chevaux affole les compteurs

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Cette semaine, le monde de l’automobile déroule un patchwork de contrastes saisissants : un constructeur en plein essor à l’autre bout du monde, un dispositif social déjà sous tension en France, des suppressions d’emplois à grande échelle, et une Mustang survitaminée qui repousse les limites du raisonnable.

Fiat cartonne au Brésil, l’Europe reste sur la réserve

Au Brésil, Fiat fête ses 50 ans sous les feux des projecteurs. La marque y règne sans partage, affichant une part de marché impressionnante et des volumes de ventes qui dépassent même ceux de son pays d’origine.

On estime que plus de 40 % des Fiat vendues dans le monde le seraient au Brésil, un chiffre qui en dit long sur l’importance stratégique du marché sud-américain.

Mais pendant ce temps, en Europe, le ton est tout autre. Fiat semble s’essouffler : gammes réduites, image en perte de vitesse, concurrence plus agressive.

En Italie, sa part de marché s’est effondrée depuis l’âge d’or des Panda et Punto. Ce contraste entre la puissance d’un hémisphère et la léthargie de l’autre illustre à quel point la marque peine à trouver son équilibre global.

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Le leasing social revient… et s’enflamme dès l’ouverture

Le 30 septembre signe le grand retour du leasing social pour véhicules électriques.
L’enthousiasme, pourtant, vire vite à la frustration.

On prévoit que les 50 000 contrats disponibles partiront en quelques heures, tant la demande est forte. Renault et Peugeot auraient d’ailleurs déjà préparé des milliers de dossiers en amont, histoire de ne rien laisser au hasard.

Autre point de crispation : 5 000 contrats sont réservés aux zones à faibles émissions (ZFE). Résultat, de nombreux ménages ruraux risquent d’être exclus du dispositif, alors même qu’ils dépendent souvent le plus de leur voiture.

Avec des mensualités allant de 119 à 200 €/mois sur trois ans, le programme promet plus qu’il ne peut offrir.

Et cette ruée sur les contrats révèle un malaise : celui d’un pays où la transition écologique avance vite… mais pas toujours pour tout le monde.

Bosch : 13 000 suppressions de poste, choc industriel

Bosch, pilier historique de l’industrie automobile, traverse une zone de turbulence. Le groupe prévoit 13 000 suppressions d’emplois d’ici 2030, en plus des 9 000 déjà actés l’an dernier.

La raison ? Une demande mondiale en recul, une rentabilité sous pression et une concurrence chinoise de plus en plus agressive.

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Les sites allemands, notamment à Stuttgart et dans le Bade-Wurtemberg, seront les plus touchés. Bosch vise 2,5 milliards d’euros d’économies par an pour redresser la barre.

Mais derrière ces chiffres se cache un paradoxe : l’investissement massif dans les technologies vertes ne compense pas encore les pertes de l’ancien monde.

La transition vers l’électrique, présentée comme salvatrice, devient ici synonyme de fragilisation sociale.

Mustang RTR Spec 5 : l’extrême accessible ?

À l’opposé de ces turbulences, Ford joue la carte du rêve. La Mustang RTR Spec 5 est la dernière folie mécanique du constructeur.

Elle s’impose comme une bête de route à l’américaine avec 870 chevaux, un couple de 660 lb-ft et un kit widebody carbone qui transforme la silhouette déjà musclée de la GT.

Sous le capot, un V8 5,0 L suralimenté par un compresseur Whipple 3,0 L, associé à une suspension “Tactical Performance” réglable en 30 positions et à des freins Brembo à 6 pistons.

Ajoutez à cela des jantes 20 pouces, un intérieur en Alcantara et un tarif de 159 999 $ (≈ 136 000 €).

Mais cette démonstration de force a un revers : entre malus écologique, homologation et taxes européennes, l’addition réelle pourrait doubler.

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Un bijou mécanique, oui, mais réservé à une poignée de passionnés capables d’assumer l’excès.

Une industrie en décalage, une transition à l’épreuve

Cette semaine illustre à merveille les fractures d’un secteur en mutation. Fiat brille au Brésil, l’Europe piétine, la France s’emmêle dans ses dispositifs sociaux, et Bosch subit le contrecoup d’une révolution industrielle mal digérée.

Pendant ce temps, une Mustang hors norme rappelle que la passion automobile n’est pas morte, elle a simplement changé de visage.

La route de la transition reste tortueuse. Certains avancent à pleine vitesse, d’autres hésitent, et beaucoup peinent à suivre.

Entre promesses d’avenir et réalité d’un monde industriel en tension, l’automobile continue de jouer sa survie… moteur allumé, mais regard dans le rétroviseur.