Test extrême : les voitures électriques face à la canicule, le verdict est sans appel

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Rouler en électrique, c’est devenu une évidence pour beaucoup. Silence à bord, zéro émission directe, conduite fluide… Mais que se passe-t-il quand le mercure grimpe en flèche ? Si l’hiver est connu pour faire fondre l’autonomie des batteries, qu’en est-il de l’été caniculaire ? Une équipe s’est aventurée en Andalousie, où le bitume frôle les 50 °C, pour tester trois voitures électriques. Leur mission : mesurer l’impact de la chaleur extrême sur l’autonomie et la recharge.

Quelle autonomie pour une voiture électrique sous 44 °C ?

Trois véhicules, trois philosophies : une Tesla Model 3 Long Range, un Kia EV3 et une Citroën ë-C3.

Tous ont affronté plus de 200 kilomètres sous un soleil impitoyable. Les résultats sont sans appel : aucun n’a atteint les promesses de son constructeur.

La petite Citroën ë-C3 a perdu près de 30 % de son autonomie. Le Kia EV3 a affiché une baisse de 32 %.

Quant à la Model 3, pourtant réputée pour son efficacité, elle a subi la plus grosse chute : 44 % d’autonomie en moins.

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En cause ? Son toit vitré qui transforme l’habitacle en serre. Pour compenser, la climatisation tourne à plein régime, puisant dans la réserve d’énergie.

Sous cette chaleur écrasante, les batteries travaillent plus dur pour garder leur température interne stable. Et chaque degré de plus se paie en kilomètres de moins.

Recharge : la chaleur ralentit-elle vraiment les bornes ?

On pourrait croire qu’une borne de recharge souffre autant que la batterie elle-même sous la canicule. Pourtant, les résultats sont nuancés.

La Tesla comme le Kia ont prouvé que leur système de gestion thermique tenait le choc. Le Kia EV3 est passé de 10 à 80 % en seulement 34 minutes.

La Model 3 a fait mieux : 32 minutes pour remonter de 9 à 80 % avec un pic à 230 kW.

Le tableau est moins flatteur pour la Citroën. Premier chargeur HS, borne de secours limitée à 50 kW…

Résultat : près de deux heures pour passer de 3 à 100 %. Sans clim’, dans une chaleur étouffante.

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Ce genre de scénario révèle une autre faiblesse : celle du réseau de recharge, encore trop fragile, surtout dans les zones très chaudes.

Ce que ce test révèle sur les limites actuelles des VE

Ce que confirme cette expérience grandeur nature, c’est que les voitures électriques n’aiment pas les extrêmes. Pas plus le froid que la chaleur.

Une étude américaine citée dans le test le prouve : au-delà de 40 °C, l’énergie consommée pour la clim est même supérieure à celle utilisée pour le chauffage à –4 °C.

Les batteries sont calibrées pour fonctionner entre 20 et 25 °C.

Quand la température dépasse ce seuil, elles déclenchent leur propre système de refroidissement, qui puise dans leur autonomie.

Et plus le contraste entre l’extérieur brûlant et l’intérieur climatisé est fort, plus la consommation grimpe.

Même les plateformes les plus sophistiquées, comme celle de Tesla, ne peuvent éviter cette baisse de performance.

Résultat : autonomie réduite, recharge parfois imprévisible, et expérience de conduite moins sereine.

Conclusion : rouler en électrique sous la canicule, ça se prépare

Quand le thermomètre explose, les voitures électriques révèlent leurs limites. Entre 30 et 45 % d’autonomie perdue, selon les modèles, simplement à cause de la chaleur.

La climatisation, indispensable au confort, devient une véritable mangeuse de kilomètres.

Alors avant de partir en vacances dans le sud avec un VE, mieux vaut planifier chaque étape. Et prévoir un plan B si la borne est capricieuse. La canicule, elle, ne fait pas de cadeau.