L’industrie auto en plein chaos : thermique, vols, flops… rien ne va plus

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L’actu auto de la semaine a un parfum de retournement. Alors que l’électrique semblait imposer son rythme, Stellantis change brutalement de cap. Dans le même temps, les vols de pièces détachées atteignent des sommets en France, créant un climat d’insécurité inquiétant. Et Peugeot s’interroge sur l’avenir de sa 408, dont le démarrage reste timide malgré un design affirmé. Retour sur trois sujets qui bousculent les certitudes de l’industrie automobile.

Stellantis mise à nouveau sur les moteurs essence et hybrides

Stellantis va à contre-courant. Alors que la majorité des constructeurs misent tout sur l’électrique, le groupe change de cap et remet le moteur thermique au centre du jeu.

Une stratégie assumée face à une demande pour les voitures électriques qui s’essouffle.

Le constructeur prépare deux nouveaux blocs. Le premier, baptisé EP6, est un moteur essence 1,6L turbo, couplé à une micro-hybridation.

ses 210 chevaux annoncés, il se veut à la fois performant et plus sobre. Une version hybride rechargeable est également prévue.

Ce moteur fera ses débuts sous le capot du prochain Jeep Cherokee, avant de rejoindre des modèles européens comme les Peugeot 3008, 5008 et peut-être même la future Lancia Gamma.

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Deuxième nouveauté : le GMT4 Evo. Il s’agit d’une évolution du moteur 2.0L turbo, déjà présent sur les Alfa Romeo Giulia et Stelvio.

Ce bloc vise les véhicules de la plateforme STLA Large et sera proposé en hybride léger ou rechargeable.

Objectif : conserver des motorisations puissantes tout en échappant aux malus écologiques les plus sévères.

Mais Stellantis joue gros. La fiabilité reste un point noir de son passé récent, notamment avec les moteurs PureTech et BlueHDi. Le groupe espère cette fois redorer son blason.

Le lancement de l’EP6 aux États-Unis avant l’Europe permettra d’évaluer les premiers retours clients et d’ajuster le tir si nécessaire

Explosion des vols de pièces auto en France : une urgence nationale

La France fait face à une flambée spectaculaire des vols de pièces automobiles. Chaque jour, des centaines de véhicules sont ciblés.

Phares, pots catalytiques, jantes : les voleurs ne font pas dans le détail.

Le phénomène, autrefois cantonné à certaines grandes villes, s’étend désormais à tout le territoire. Même les zones rurales n’échappent plus à ce fléau.

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Les causes sont multiples : pénurie de pièces neuves, délais à rallonge, prix en forte hausse.

Résultat : un marché parallèle prospère, souvent relié à des réseaux bien organisés. Les pièces volées s’envolent vers l’étranger, dans des circuits opaques.

Et pour les victimes, c’est l’enfer. Certains attendent plus de six mois avant d’obtenir une pièce de remplacement.

Plus grave encore : les véhicules électriques ne sont pas épargnés. Leurs batteries attirent les convoitises. Sur le marché noir, elles valent plusieurs milliers d’euros.

Une situation qui soulève une question : nos voitures sont-elles devenues trop faciles à désosser ?

Peugeot 408 : restylage en vue après un démarrage poussif

Elle devait incarner le renouveau de la marque. La Peugeot 408, à mi-chemin entre berline et SUV, peine pourtant à s’imposer. L’année 2024 affiche un net recul des ventes.

Moins de 40 000 unités écoulées, loin des objectifs initiaux. Malgré un design audacieux et un positionnement original, le public reste frileux.

Pour redresser la barre, la marque prépare déjà un lifting prévu pour 2026. Sous le capot, un moteur hybride plus puissant est annoncé.

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On évoque aussi une possible montée en cylindrée. Peugeot cherche clairement à muscler son offre. Car aujourd’hui, la 408 séduit peu hors de la Turquie, son principal marché.

En France et en Allemagne, l’accueil reste tiède. Il faudra plus qu’un restylage pour relancer sa carrière.

Conclusion à chaud : l’automobile cherche encore sa trajectoire

Entre retour aux moteurs thermiques, crise des pièces détachées et modèles en difficulté, l’industrie auto traverse une zone de turbulence. Les certitudes d’hier volent en éclats.

Rien n’est joué, ni pour l’électrique, ni pour le thermique. Une chose est sûre : dans ce climat instable, seuls les constructeurs capables de s’adapter rapidement tireront leur épingle du jeu.