Telo MT1 : le petit pickup électrique qui bouscule les codes

31
0

La start-up californienne Telo Trucks fait sensation avec son MT1, un pickup électrique au format inédit. Long de seulement 3,86 mètres, large d’1,85 m et haut d’environ 1,70 m, il se rapproche plus d’une citadine allongée que d’un utilitaire traditionnel. L’idée : offrir la praticité d’un pickup dans le gabarit d’une compacte.

Performances et autonomie

Le MT1 se décline en deux versions : un modèle à moteur unique de près de 300 chevaux et une version à double moteur de 500 chevaux.

Cette dernière revendique un 0 à 96 km/h en environ 4 secondes. C’est rapide, mais pas suffisant pour surpasser toutes les sportives comme une Porsche, contrairement à certaines affirmations exagérées.

L’autonomie varie selon la batterie : environ 420 km pour la version standard et jusqu’à 560 km pour la version long range. Des chiffres qui placent ce petit pickup au niveau de certains SUV électriques plus imposants.

Côté utilitaire, il peut tracter près de 3 tonnes et transporter une charge utile de plus de 700 kilos.

Lire aussi :  Vendre sa voiture sans prise de tête : conseils et pièges à éviter

La benne est modulable grâce à un système de cloison amovible qui permet d’augmenter la longueur de chargement. L’intérieur, lui, se configure de 2 à 8 places selon les besoins.

Un prix plus élevé qu’annoncé

Contrairement à ce qui circule, le prix de base n’est pas de 36 500 euros. Aux États-Unis, il démarre autour de 41 500 dollars, et peut approcher les 50 000 dollars selon la version.

Sa commercialisation est prévue d’abord en Amérique du Nord à partir de 2026. Pour l’Europe, aucune date n’a été confirmée.

Les États-Unis tournent le dos aux aides électriques

Sur le plan politique, l’électromobilité américaine traverse une période de bouleversements.

Le gouvernement Trump a acté la fin du crédit d’impôt fédéral pour l’achat de véhicules électriques à compter de septembre 2025.

Les règles d’efficacité énergétique, qui obligeaient les constructeurs à équilibrer leurs ventes avec des modèles moins polluants, sont également assouplies.

Ces changements fragilisent les jeunes marques qui comptaient sur ces dispositifs pour rendre leurs modèles accessibles.

Lire aussi :  Guerre des véhicules électriques : comment Toyota compte surclasser les leaders chinois

Même des géants comme Tesla, qui tirait une partie de ses revenus des crédits carbone, pourraient voir leur rentabilité affectée.

À l’inverse, des groupes traditionnels comme Ford ou GM y trouvent un répit, puisqu’ils restaient très dépendants du thermique.

En France : téléphone au volant, permis menacé

De ce côté-ci de l’Atlantique, c’est la sécurité routière qui est au centre des débats.

Dans les Landes, une expérimentation commencera en novembre 2025 : tout conducteur surpris avec un téléphone en main pourra voir son permis suspendu immédiatement, jusqu’à six mois, même sans récidive ni accident.

Cette sanction viendra s’ajouter à l’amende de 135 euros et au retrait de 3 points. Si l’essai est concluant, la mesure pourrait être généralisée à l’ensemble du territoire.

Ford tourne une page en Europe

Enfin, Ford prépare un grand virage stratégique. Après la Fiesta, c’est la Focus qui disparaîtra de son catalogue européen, avec une fin de production prévue en novembre 2025.

Aucun successeur direct n’est prévu avant 2027, et il ne s’agira plus d’une compacte mais d’un SUV électrifié, positionné entre le Puma et le Kuga.

Lire aussi :  Automobilistes inquiets après une alerte de la gendarmerie les invitant à contrôler le sol sous leur voiture

Une réorganisation nécessaire alors que la marque a perdu une part significative de son marché en Europe.

Une industrie en mutation

Entre innovations technologiques, décisions politiques et changements de préférences des consommateurs, l’industrie automobile vit une période charnière.

Le Telo MT1 illustre l’audace de nouveaux entrants capables de réinventer un segment en misant sur la compacité et la polyvalence.

Mais le contexte réglementaire et économique, des États-Unis à l’Europe, montre que l’avenir de l’automobile reste semé d’incertitudes.