Guerre des véhicules électriques : comment Toyota compte surclasser les leaders chinois

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Comme beaucoup de constructeurs historiques, Toyota peine à garder le rythme sur le marché électrique chinois, de plus en plus compétitif. Mais contrairement à certains de ses concurrents qui battent en retraite, la marque japonaise ne prévoit pas de jeter l’éponge. Toyota entend améliorer ses voitures tout en augmentant sa production, pour suivre le rythme imposé par les leaders locaux comme BYD. Pour quelqu’un comme moi qui aime les voitures électriques mais qui reste attaché à la fiabilité japonaise, c’est un pari ambitieux et fascinant.

Toyota prévoit ainsi de produire jusqu’à trois millions de véhicules par an en Chine d’ici 2030. C’est presque le double des 1,75 million de voitures assemblées dans le pays l’année dernière. Selon un nouveau rapport de Reuters, le constructeur prévoit une réorganisation majeure de ses opérations dans la région, rapprochant les ventes et la production de la Chine et accordant plus de pouvoir aux dirigeants locaux. C’est un peu comme confier les rênes à ceux qui sont sur place, et qui connaissent le mieux les particularités du marché.

Une stratégie locale pour éviter le recul

Cette stratégie tranche énormément avec ce qui a été observé l’an dernier, lorsque le partenaire de coentreprise de Toyota, FAW, a été contraint de réduire la production et les effectifs à cause d’un environnement de marché qualifié de « sévère ». Malgré cette phase difficile, Toyota souhaite redonner un nouveau souffle à ses activités en Chine après avoir perdu une part de marché significative au profit des acteurs locaux comme BYD. En quelque sorte, c’est un peu comme repartir de zéro après avoir pris une claque, en misant cette fois sur ceux qui comprennent vraiment le terrain.

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BYD, quant à lui, ne montre aucun signe de ralentissement. Le constructeur chinois a enchaîné son huitième mois consécutif de ventes record en vendant pour la première fois plus de 500 000 véhicules électrifiés (hybrides et électriques). D’après les chiffres de CnEVPost, BYD domine aujourd’hui le marché chinois des NEV (New Energy Vehicles) avec une part de 36,1 %. Pendant ce temps, Toyota a enregistré sa première baisse de production mondiale en quatre ans, notamment en Chine, où la production a plongé de 17 %. La cause ? Une concurrence électrique locale abordable et parfois même plus avancée technologiquement, comme la petite BYD Seagull, disponible à moins de 10 000 dollars.

Toyota, légèrement en retard, mais prêt à rebondir

Toyota a répondu à Reuters que face à l’intense concurrence sur le marché chinois, il « considère constamment diverses initiatives ». Ce genre de déclaration est typique : prudente, mais révélatrice d’une volonté d’aller de l’avant. Pour redonner du dynamisme à ses ventes, Toyota vise à continuer à fabriquer des voitures de plus en plus adaptées au marché local. Une source proche du dossier a déclaré que le constructeur devait désormais compter davantage sur le leadership local pour accélérer son développement. « Sinon, il sera trop tard », a-t-elle prévenu.

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Cette stratégie est diamétralement opposée à celle d’autres constructeurs japonais comme Honda et Nissan, qui ont choisi de se retirer partiellement de la Chine, faute de ventes suffisantes. Toyota, quant à lui, mise sur ses partenaires locaux pour retrouver une position avantageuse. Pour ceux qui suivent de près le secteur, c’est une manière de rappeler que se détourner d’un marché ne mène pas forcément à un avenir radieux—surtout dans un secteur en pleine mutation.

La bataille mondiale des électriques

Avec l’inondation du marché chinois par des véhicules électriques à bas prix, de nombreux constructeurs envisagent maintenant de stimuler leur croissance à l’étranger. BYD, par exemple, est déjà une marque phare dans des régions automobiles clés comme l’Asie du Sud-Est et l’Amérique centrale et du Sud, et commence à se faire une place en Europe. Pour mémoire, BYD est surtout connu pour ses véhicules abordables comme la Seagull et la Dolphin, mais il élargit également sa gamme avec des modèles de luxe, des SUV électriques de taille moyenne, et même des supercars électriques.

toyota voiture électrique

Si la Chine reste le plus grand marché de véhicules électriques au monde, la capacité des constructeurs locaux à s’implanter à l’international pourrait bien accentuer encore la pression sur les fabricants historiques. Après avoir dépassé Honda et Nissan pour la première fois en termes de ventes mondiales de véhicules, BYD s’approche désormais de Ford sur les expéditions cette année. Alors, combien de temps avant que BYD ne rattrape Toyota et Volkswagen ? Difficile à dire, mais ce qui est certain, c’est que l’équilibre mondial de l’industrie automobile est plus en mouvement que jamais.

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Marie