Depuis la disparition officielle de Renault Sport en 2021, absorbé par Alpine dans le cadre d’une stratégie de simplification et de montée en gamme, beaucoup de passionnés se demandaient si le célèbre label sportif referait un jour surface.
La fin de Renault Sport en 2021
En janvier 2021, Renault avait officiellement mis un terme à l’entité Renault Sport. L’idée était claire : réorienter les forces vers Alpine, devenue la vitrine technologique et sportive du groupe.
En misant sur une image plus haut de gamme, Renault voulait rationaliser son portefeuille de marques tout en capitalisant sur la notoriété d’Alpine.
Mais cette décision a laissé un vide. Les modèles sportifs « grand public » ont disparu des catalogues, et avec eux une part de l’ADN populaire du constructeur.
Pendant un temps, cette stratégie a semblé cohérente, mais le public fidèle aux Clio RS et Mégane RS n’a jamais totalement tourné la page.
Car Alpine, malgré tout son prestige, parle davantage aux amateurs de sportives exclusives qu’aux conducteurs du quotidien en quête de sensations à prix raisonnable.

Un contexte propice à une relance
Sous l’impulsion de Fabrice Cambolive, actuel directeur général de Renault, l’idée d’un retour progressif des versions plus sportives refait surface.
Pas encore d’annonce officielle, mais une volonté claire : retrouver un équilibre entre l’accessibilité du passé et les ambitions électriques du futur.
Le concept Renault 5 Turbo 3E, 100 % électrique, illustre parfaitement cette envie. Avec son design provocant et sa puissance impressionnante, il rappelle que la passion automobile n’a pas disparu chez Renault.
Certes, il s’agit d’un modèle vitrine, produit en série très limitée, mais il symbolise une transition : celle d’une sportivité qui s’électrifie sans renier ses racines.
Les rumeurs d’une Mégane E-Tech restylée avec une version sportive badgée Renault Sport alimentent encore cette perspective.
Si elle voit le jour vers 2026, ce serait un retour en douceur du blason R.S., cette fois adapté à l’ère du zéro émission.

Entre certitudes et incertitudes
Pour l’heure, rien n’est gravé dans le marbre. Renault n’a pas encore officialisé la renaissance de Renault Sport, ni même établi un calendrier précis.
Certaines spéculations, comme celle d’une Clio hybride de plus de 200 chevaux, restent au stade de l’idée.
Ce qui semble acquis, en revanche, c’est la volonté du groupe de ramener de l’émotion dans sa gamme.
Et dans ce domaine, le label R.S. garde un poids symbolique énorme. Renault a compris qu’une marque peut électrifier ses moteurs, mais ne doit pas éteindre la passion de ses clients.
Les prochaines années pourraient donc voir apparaître des sportives électrifiées capables de combiner efficacité, accessibilité et plaisir de conduite.
Mercedes fait un choix inverse
Pendant que Renault repense son avenir sportif, Mercedes-Benz joue une partition tout à fait différente.
La marque allemande a confirmé la poursuite de la production de son mythique moteur V12 au moins jusqu’aux années 2030.
Une décision à contre-courant, à l’heure où la plupart des concurrents : BMW, Audi ou Volkswagen, ont tourné la page.
Pour Mercedes, il s’agit de préserver une part de son ADN mécanique, notamment sur ses modèles les plus prestigieux.
Si l’Europe s’oriente vers des motorisations hybrides et électriques, d’autres marchés comme les États-Unis ou le Moyen-Orient continueront de réclamer des moteurs d’exception, puissants et sans compromis.
Le V12 n’est donc pas encore mort : il vit ses dernières années, certes, mais avec panache.
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