Dans les prochains mois, plusieurs millions de véhicules européens pourraient perdre une partie de leurs services connectés. La disparition annoncée des réseaux 2G et 3G pourrait bien provoquer un petit séisme technologique. Ces anciens protocoles, encore utilisés par des millions de systèmes embarqués, tirent leur révérence après plus de vingt ans de service. Résultat : certains véhicules perdront leurs services connectés, parfois sans solution immédiate.
La fin des réseaux 2G et 3G approche
Déployés dans les années 1990 et 2000, les réseaux 2G et 3G vont progressivement disparaître entre 2025 et 2028, libérant ainsi des fréquences pour la 4G et la 5G.
Problème : une large partie du parc automobile, notamment les modèles commercialisés avant 2020, s’appuie encore sur ces technologies pour des services essentiels, navigation, diagnostics à distance, eCall…
Une fois les antennes débranchées, les modules non compatibles seront tout simplement coupés du monde.
Ce basculement technique, presque invisible pour le grand public, risque pourtant de laisser des milliers de conducteurs sans certaines fonctionnalités.

Des services menacés, mais pas tous
Tous les constructeurs n’ont pas réagi avec la même anticipation.
Certains modèles comme les premières Clio IV ou Mégane IV pourraient être touchés, surtout sur les fonctions dites de confort : trafic en temps réel, mises à jour automatiques, commandes à distance.
Les systèmes de sécurité comme l’eCall sont également concernés si le module ne prend pas en charge la 4G. Les versions plus récentes, elles, devraient passer la transition sans encombre.
Le chiffre de 36 millions de véhicules impactés circule dans certains médias, mais il paraît excessif : tout dépendra du rythme de coupure dans chaque pays et des correctifs proposés par les marques.
Les constructeurs entre contraintes et solutions
Les marques ne sont pas totalement démunies. Des mises à jour logicielles ou le remplacement complet des boîtiers sont envisagés, mais ces opérations sont coûteuses et rarement rentables sur les modèles anciens.
Résultat : de nombreux propriétaires risquent de voir disparaître des services qu’ils avaient pourtant payés à l’achat.
Pour l’heure, aucune compensation n’est officiellement prévue, ce qui pourrait vite devenir un sujet sensible.

Stellantis face à des retards de batteries
Dans un tout autre registre, le groupe Stellantis affronte une série de retards industriels.
Des problèmes d’approvisionnement en batteries perturbent la production de modèles électriques majeurs comme les Peugeot e-3008 et e-5008 ou le Citroën C5 Aircross.
Cette dépendance à un seul fournisseur met le groupe sous pression : les délais de livraison s’allongent, parfois de plusieurs mois pour les versions longue autonomie.
Stellantis tente désormais de diversifier ses partenariats pour éviter qu’une pénurie ne paralyse toute sa gamme.
Une innovation allemande à suivre de près
Outre-Rhin, un équipementier a présenté un prolongateur d’autonomie thermique capable de recharger la batterie en roulant.
Le système utilise un petit générateur à carburant et promet une autonomie totale de jusqu’à 1 350 km.
Les concepteurs avancent un rendement supérieur à 90 %, un chiffre impressionnant, à vérifier lors de tests indépendants. Si ces performances se confirment, cela pourrait représenter une véritable percée technologique pour les véhicules électriques.
BMW et Mercedes rationalisent leurs gammes
Chez les constructeurs premium, l’heure est à la rationalisation. BMW et Mercedes planchent sur une simplification de leurs catalogues afin de concentrer les investissements sur les modèles les plus rentables.
La Z4 et la Série 8 pourraient tirer leur révérence dans les prochaines années, tandis que Mercedes prépare une nouvelle génération de SUV électriques.
Plus qu’un repli, il s’agit d’une adaptation stratégique à un marché qui se transforme à grande vitesse.
Une industrie en pleine transition
Entre l’extinction du 2G/3G, les tensions sur les chaînes d’approvisionnement et les innovations encore balbutiantes, le secteur automobile traverse une phase charnière.
Les constructeurs doivent jongler entre connectivité, électrification et fiabilité, sans rompre le lien de confiance avec leurs clients.
Les années à venir, entre 2025 et 2028, seront déterminantes pour savoir quelles marques sauront franchir ce cap sans se perdre dans la complexité technologique.
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