Le week-end de Monza n’a pas seulement offert un grand show en piste. En coulisses, l’actualité a été particulièrement agitée : Alpine, Ferrari, Cadillac, Oscar Piastri… et même l’avenir moteur de la Formule 1 ont fait parler.
Gaspillé reste fidèle à Alpine jusqu’en 2028
Pierre Gasly a officialisé ce week-end à Monza sa prolongation avec Alpine jusqu’à fin 2028.
Une annonce forte, qui ancre l’un des pilotes français les plus expérimentés dans une équipe encore en pleine reconstruction.
Arrivé en 2023 après ses années chez AlphaTauri et Red Bull, Gasly choisit la continuité et la stabilité, malgré les turbulences internes et les changements récents de direction.
Sous la houlette de Flavio Briatore, désormais conseiller exécutif, Alpine veut repartir de zéro à l’horizon 2026, date des nouvelles règles techniques.
Le projet : rebâtir une équipe solide autour de Gasly, véritable “pilote franchise” du constructeur d’Enstone.
Une stratégie à long terme, ambitieuse, mais risquée si les résultats ne suivent pas.

Monégasque jusqu’en 2035 : Monaco prolonge avec la F1
Le mythique Grand Prix de Monaco est désormais assuré au calendrier jusqu’en 2035, grâce à une extension de quatre ans de son contrat.
Le circuit princier, souvent menacé ces dernières années, garde ainsi sa place parmi les monuments du championnat.
Détail notable : dès 2026, la course changera de date et se tiendra le premier week-end de juin, pour éviter tout chevauchement avec l’Indy 500 et les 600 miles de Charlotte en NASCAR.
Une preuve que même les traditions peuvent s’adapter, tant que le prestige reste intact.
Ferrari : pas de victoire, mais pas de panique
À Maranello, on garde le cap malgré l’absence de victoire en 2025.
Frédéric Vasseur, patron de la Scuderia, ne veut pas céder à la pression : “La motivation est là.
Les fans sont devant l’usine dès le lundi. Mon rôle ce week-end, c’est de calmer, pas de pousser.”
Un discours lucide, presque apaisé, prononcé à Monza lors d’un hommage à Niki Lauda, cinquante ans après son titre mondial.
L’équipe italienne sait qu’elle n’a plus le droit à l’erreur, mais le ton reste mesuré. Reste à savoir si Ferrari saura inverser la tendance avant la fin de saison.

Cadillac prépare son arrivée en F1 avec Colton Herta
Le projet Cadillac F1 prend forme plus vite que prévu. L’Américain Colton Herta quitte l’IndyCar pour devenir pilote d’essai du constructeur, tout en disputant la saison 2026 de Formule 2.
Objectif : se familiariser avec le monde de la monoplace européenne et peaufiner son adaptation avant les débuts officiels de Cadillac.
Aux côtés de Sergio Pérez et Valtteri Bottas, déjà pressentis comme titulaires, Herta complète un trio 100 % expérimenté pour les débuts de la marque en 2026.
Le châssis devrait être dévoilé dès janvier pour un shakedown anticipé, preuve que le programme avance sérieusement.
Esteban Ocon cherche la régularité chez Hitech
Saison difficile pour Esteban Ocon, désormais chez Hitech. Le Français alterne les coups d’éclat et les erreurs frustrantes, souvent liées aux qualifications ou à des choix stratégiques malheureux.
Son ingénieure de course, Laura Müller, résume bien la situation : “Il n’y a pas eu de week-end normal cette année.”
Ocon veut maintenant enchaîner les courses sans incident, quitte à viser des résultats plus modestes mais constants. Un objectif simple : retrouver la confiance et préparer 2026 sur des bases solides.

Oscar Piastri, le double visage d’un champion
Marcin Budkowski, ancien directeur exécutif d’Alpine, a récemment livré une anecdote révélatrice sur Oscar Piastri, aujourd’hui leader du championnat avec McLaren.
“En dehors de la voiture, il était timide, poli, presque effacé. Mais une fois le casque enfilé, il se transformait en bête de course.”
Ce contraste en dit long sur le caractère singulier de l’Australien, déjà sacré en F3 et F2 avant de briller en Formule 1.
Un talent froid, méthodique, qui continue de surprendre par sa maturité et son agressivité contrôlée.
F1 trop longue ? Alonso et Verstappen disent non
L’idée de raccourcir les courses pour séduire un public plus jeune refait surface, portée par Stefano Domenicali.
Mais Fernando Alonso a été clair : “On ne raccourcit pas les matchs de foot pour autant.”
Même son de cloche chez Max Verstappen, qui estime que la durée fait partie du charme et de la tension de la F1. Une réponse ferme, presque unanime dans le paddock.
Vers un retour du V8 dès 2029 ?
Le débat sur le futur moteur de la F1 s’intensifie. Les blocs hybrides resteront en place jusqu’en 2030, mais la FIA envisage déjà un retour du V8 atmosphérique dès 2029, selon son président Mohammed Ben Sulayem.
Une idée séduisante pour les puristes, mais difficile à concilier avec les objectifs de durabilité et les investissements colossaux déjà engagés dans l’hybride.
Audi et Honda, de leur côté, défendent la continuité électrique, tandis que d’autres équipes y voient une opportunité de réduire les coûts et la complexité.
Le débat ne fait que commencer, mais une chose est sûre : le rugissement du V8 n’a pas dit son dernier mot.
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