Mazda réinvente le moteur thermique : vers une voiture sans émissions de CO₂ ?

26
0

La transition vers une mobilité totalement électrique ne sera pas instantanée. Entre contraintes industrielles, coûts élevés et infrastructures inégales, certains constructeurs cherchent encore à sauver ce qui peut l’être du moteur thermique, en l’adaptant à un monde bas carbone. Plusieurs technologies prometteuses voient le jour, visant à réduire fortement les émissions de CO₂ sans rompre brutalement avec le passé.

Mazda et la capture embarquée de CO₂ : une lueur d’espoir

Mazda explore une idée intrigante : capturer le dioxyde de carbone directement à la sortie de l’échappement.

Le constructeur mise sur un matériau, la zéolite, capable d’absorber le CO₂ après la combustion et le passage dans le catalyseur.

Une approche encore expérimentale, mais qui illustre la volonté de la marque japonaise de repousser les limites du moteur thermique. Le projet s’inscrit dans un cadre plus large d’efforts pour atteindre la neutralité carbone.

Cependant, contrairement à ce que certaines rumeurs laissent entendre, le système n’est pas encore capable de fonctionner à 95 % d’efficacité à basse vitesse, ni d’opérer dans toutes les conditions de conduite.

Ces chiffres, souvent repris sur les réseaux, reposent davantage sur des projections internes que sur des résultats publics vérifiés.

Lire aussi :  Un automne glacial approche-t-il déjà le pays et fait sensation par sa brutalité météo

Mazda avance prudemment, consciente que la promesse technologique ne fait pas encore une réalité industrielle.

Mazda MX-5 - all generations

BYD Dolphin Surf : électrique à tarif compétitif, mais pas miraculeux

La Dolphin Surf de BYD, citadine 100 % électrique désormais disponible en France, attire l’attention par son prix plancher autour de 19 990 € pour la version de base.

Selon les configurations, elle offre une autonomie comprise entre 220 et 322 km selon le cycle WLTP. Une offre séduisante sur le papier, qui s’aligne sur les besoins du quotidien urbain.

Mais il ne faut pas y voir une révolution. Le coût d’usage dépend encore des aides publiques, du prix de la recharge, et de la disponibilité des bornes.

Le modèle reste compétitif, certes, mais pas encore capable d’effacer toutes les limites du segment.

BYD se positionne avec pragmatisme, en visant les conducteurs qui veulent passer à l’électrique sans exploser leur budget, mais sans promettre l’impossible.

Stellantis vend VM Motori : un recentrage stratégique

L’usine VM Motori, située à Cento en Italie et connue pour ses moteurs diesel, va passer sous pavillon italien.

Elle sera reprise par un groupe d’investisseurs liés à Marval, via la société Gamma Holding, soutenue par le fonds Azzurra Capital.

Lire aussi :  EXCLU - Tests et avis : nouvelle 5008 hybride (sortie décembre 2024)

Une vente qui s’inscrit dans la stratégie de recentrage industriel de Stellantis, alors que le groupe réduit peu à peu son exposition aux technologies thermiques.

Environ 350 à 400 employés travaillent sur le site, et les repreneurs assurent vouloir préserver l’emploi tout en réorientant la production vers des moteurs industriels ou marins.

C’est une page qui se tourne, celle d’une ère où le diesel dominait encore le marché européen. Stellantis, de son côté, continue sa mue vers l’électrique, dans une logique d’adaptation plutôt que de rupture.

Jaguar Land Rover face à une cyberattaque : arrêts, coûts, incertitudes

Depuis début septembre, Jaguar Land Rover est à l’arrêt après une cyberattaque majeure. Les usines britanniques ont suspendu leur production, et la reprise est pour l’instant prévue au 24 septembre.

L’impact économique est considérable : pertes financières, retards de livraison, chaîne d’approvisionnement désorganisée…

Mais comme souvent dans ce type de crise, les informations restent parcellaires. Certains chiffres circulant sur les réseaux concernant le nombre d’employés touchés ou les pertes quotidiennes ne sont pas confirmés.

Le groupe reste discret, concentré sur la remise en marche de ses systèmes. Cette attaque tombe à un moment délicat pour JLR, en pleine phase de transition vers le haut de gamme électrique.

Ce qui reste à confirmer

Le calendrier européen d’interdiction des moteurs thermiques en 2035 reste encore en discussion : les exceptions, les carburants alternatifs et les délais transitoires font toujours l’objet de débats politiques intenses.

Le système de capture de CO₂ de Mazda, quant à lui, demeure une expérimentation, loin d’une solution industrielle immédiate.

Le positionnement « imbattable » de la BYD Dolphin Surf dépendra étroitement des aides publiques et du coût réel d’usage.

Enfin, les conséquences de la cyberattaque sur Jaguar Land Rover, tant sur le plan économique que sur la réputation de la marque, devront être évaluées sur la durée.

En somme, le secteur automobile avance à tâtons vers un futur neutre en carbone, entre audace technologique et incertitudes bien réelles.