Suzuki : la légende du deux-roues qui cache de lourds scandales

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“Touche pas à Suzuki, c’est sacré.” Voilà ce qu’on entend souvent quand on critique la marque japonaise. Et pourtant, aimer une légende, c’est aussi savoir regarder ses défauts en face. Suzuki fait partie de l’histoire du deux-roues, avec des modèles mythiques qui ont marqué des générations. Mais derrière la passion et l’aura, la marque a aussi connu son lot de rappels, de polémiques et de rendez-vous manqués.

Le retrait du MotoGP, une blessure encore ouverte

En 2020, Joan Mir offre à Suzuki un titre mondial en MotoGP, le premier depuis vingt ans. Mais deux ans plus tard, coup de théâtre : la marque annonce son retrait de la compétition.

Un départ brutal, difficile à comprendre pour les fans comme pour les pilotes. Remporter le titre, puis quitter la scène, a laissé un goût amer et un sentiment d’inachevé.

Les rappels, une série noire

Comme toutes les grandes marques, Suzuki a connu plusieurs rappels de grande ampleur.

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En 2009, certains modèles GSX-R ont été rappelés pour des problèmes de cadre fragilisé au niveau de la colonne de direction.

En 2013, plus de 200 000 sportives (600, 750 et 1000) sont rappelées à cause d’un maître-cylindre de frein avant sujet à la corrosion, pouvant rendre le levier spongieux et le freinage incertain.

Plus récemment, en 2025, la troisième génération d’Hayabusa (2022-2024) a dû être rappelée pour un problème similaire sur le système de frein avant.

Des modèles controversés

Certaines motos ont marqué pour de mauvaises raisons. La TL1000S, sortie en 1997, proposait un moteur V2 enthousiasmant mais une tenue de route jugée dangereuse par de nombreux pilotes.

Elle a hérité du surnom de “veuve noire” en raison de son comportement imprévisible.

D’autres modèles ont souffert d’un manque d’évolution. La RM-Z450, par exemple, est restée sans démarreur électrique alors que la concurrence l’avait adopté depuis longtemps.

Résultat : une moto qualifiée de “vintage neuve” par certains pratiquants de motocross.

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Euro 5 et la fin d’une époque

La norme Euro 5 a mis fin à la carrière européenne de la GSX-R1000 en 2022. Une disparition symbolique, car elle venait après celle des GSX-R600 et 750, sacrifiées dès Euro 4.

Pour beaucoup de passionnés, c’est la fin d’une ère, celle des sportives Suzuki emblématiques.

Des relances mitigées

Le revival de la Katana en 2019 devait réactiver la flamme. Mais malgré un style soigné et une belle mécanique, les ventes ont été timides.

Dans certains pays, des stocks ont dû être bradés. Pire encore, un rappel en 2025 a touché les Katana 2020-2024 et les V-Strom 1050, cette fois pour un problème étonnant : un phare jugé trop puissant.

Des scandales qui dépassent la moto

Suzuki n’a pas seulement été ébranlée par des problèmes techniques.

En 2019, la maison mère a reconnu avoir falsifié des tests de sécurité et de consommation pour ses voitures. Plus de deux millions de véhicules ont été rappelés.

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Même si cela concernait l’automobile, l’image globale de Suzuki en a pâti, y compris dans le monde moto.

Et pourtant, Suzuki séduit toujours

Malgré ces zones d’ombre, Suzuki continue de proposer des modèles appréciés.

Les récentes GSX-8S et GSX-8R ont été saluées pour leur moteur moderne, leur comportement équilibré et leur rapport qualité-prix compétitif.

La marque reste capable de surprendre, de séduire et de rappeler pourquoi elle est tant aimée.