Le mois de septembre s’annonce mouvementé pour l’industrie automobile. Entre des annonces de nouveaux modèles, un rappel d’ampleur chez Stellantis, les débats persistants autour de la fin des moteurs thermiques, et la confirmation d’une nouvelle aide publique en faveur de l’électrique, l’actualité est dense. Voici l’essentiel.
Stellantis : un rappel important sur certains modèles diesel
Stellantis a lancé un rappel concernant plusieurs modèles diesel produits entre 2017 et début 2023.
Selon des documents communiqués aux autorités de contrôle, ce rappel concerne en particulier certains moteurs BlueHDi pouvant présenter une usure prématurée de la chaîne de distribution.
Ce défaut pourrait provoquer des bruits inhabituels, voire un risque de casse mécanique dans certains cas.
En France, plusieurs centaines de milliers de véhicules seraient concernés, et des dizaines de milliers en Belgique, d’après des estimations relayées par la presse spécialisée.
À ce stade, aucun accident corporel lié à ce problème n’a été confirmé. Les réparations prévues incluent des mises à jour logicielles, un changement de lubrifiant ou, si nécessaire, le remplacement de pièces mécaniques.
Celles-ci doivent être effectuées sans frais supplémentaires pour les propriétaires, sous réserve des conditions de garantie définies par le constructeur.

À retenir pour les automobilistes :
- Défaut identifié sur la chaîne de distribution de certains moteurs BlueHDi.
- Volume de véhicules potentiellement concerné élevé, notamment en France.
- Prise en charge des réparations annoncée par le constructeur.
- Aucun incident grave confirmé à ce jour.
Fin du thermique : Stellantis plaide pour un calendrier plus souple
La réglementation européenne prévoit la fin de la vente de véhicules particuliers neufs à moteur thermique en 2035, avec un jalon intermédiaire en 2030 pour les flottes.
Plusieurs constructeurs, dont Mercedes et BMW, ont exprimé leurs inquiétudes face à ce calendrier.
Stellantis a, de son côté, demandé un assouplissement du calendrier.
Selon des déclarations publiques, le groupe souhaiterait notamment un maintien plus long de l’hybride dans le mix énergétique et un soutien renforcé à la filière européenne de batteries.
Le constructeur estime que des objectifs trop ambitieux pourraient fragiliser l’industrie et rallonger la durée de circulation de véhicules plus anciens, donc moins respectueux des normes environnementales.
Les scénarios évoquant un horizon repoussé au-delà de 2035 restent toutefois au stade de proposition et ne sont pas confirmés par les instances européennes.
Une prime électrique de 1 000 €… mais sous conditions
Le gouvernement français a officialisé une aide supplémentaire de 1 000 € pour l’achat d’un véhicule électrique neuf.
Cette aide s’ajoute aux dispositifs existants, ce qui peut porter l’avantage total à plus de 5 000 €, selon le modèle et le profil du bénéficiaire.
Cependant, le champ d’application est restreint : seuls les véhicules assemblés en Europe et équipés de batteries produites localement sont éligibles.
Cette exigence limite fortement le nombre de modèles concernés, la majorité des véhicules actuellement disponibles étant importés ou dotés de batteries fabriquées en Asie.
Il est également rappelé que ce type de mesure dépend des arbitrages budgétaires et politiques : son maintien dans le temps reste donc sujet à évolution.
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