L’automobile européenne a vécu une journée mouvementée ce 5 septembre 2025, marquée par des annonces fortes allant de l’abandon de véhicules électriques problématiques à des remises en question stratégiques.
Mercedes enterre ses EQE et EQE SUV
Mercedes-Benz met discrètement un terme à la production de ses EQE et EQE SUV dès 2026, soit seulement quatre ans après leur lancement.
Selon plusieurs médias, les ventes n’ont pas été à la hauteur des espérances, aux États-Unis, les chiffres auraient chuté de près de 39 %, avec environ 11 660 unités vendues en 2024, poussant la marque à reconfigurer sa stratégie EV.
Ces modèles seront progressivement remplacés par des variantes électriques de la Classe C (C-Class EQ) et du GLC sur la nouvelle plateforme 800 V MB.EA-M.

En Allemagne, des doutes sur la fiancée électrique
En parallèle de cette reconfiguration, le marché allemand de l’électrique suscite des interrogations. Officiellement, les véhicules électriques représentaient 17,7 % des parts de marché au premier semestre de 2025.
Mais des médias spécialisés rapportent que cette croissance serait en grande partie due à des « immatriculations internes ».
Il s’agit d’enregistrements faits par les constructeurs eux-mêmes, sans acheteur final, dans le but de respecter les futurs seuils de CO₂.
Cette tactique pourrait donner une image trompeusement favorable du marché, masquant une faible demande effective.
Volvo tourne la page du break
Volvo annonce l’arrêt de la production du break V90 (et V90 Cross Country) pour septembre 2025, actant la fin de près de dix ans de carrière.
Le constructeur confirme que les commandes sont closes et souligne un retrait concret de ces modèles emblématiques.
Il n’est pas prévu pour le moment de relancer une déclinaison break, la stratégie s’orientant vers les SUV et véhicules électriques. Le V60 devrait rester disponible encore un temps, notamment sur certains marchés comme les États-Unis.
BMW dévoile l’iX3 Nouvelle Génération
Au salon automobile de Munich, BMW a levé le voile sur l’iX3 de nouvelle génération, le premier modèle basé sur la plateforme électrique “Neue Klasse”.
Cet SUV électrique sera produit en Hongrie (usine de Debrecen) et commercialisé en Europe dès mars 2026, avec un prix de départ d’environ 68 900 €.
Il promet une autonomie WLTP supérieure à 800 kilomètres et une recharge ultra-rapide permettant de regagner 370 km en seulement 10 minutes.
Il dispose également d’une architecture 800 V, de batteries cylindriques nouvelle génération, et d’un système informatique centralisé (“Heart of Joy”) pour piloter les fonctions du véhicule.
Ce lancement marque une volonté affirmée de BMW de reprendre des parts de marché, notamment en Chine, dans un segment premium très concurrentiel.

Un secteur en pleine révolution
Aujourd’hui, l’automobile européenne montre un visage contrasté : certains constructeurs abandonnent des modèles coûteux ou peu vendus.
D’autres mettent en lumière des chiffres étonnamment favorables mais peu transparents, tandis que certains misent sur une nouvelle génération d’électriques ambitieuses.
Entre repositionnements discrets et lancements marquants, le marché se réinvente. À l’heure où l’électrique devient incontournable, la flexibilité stratégique sera sans doute la clé des succès à venir.
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