Pour un passionné de deux-roues, cette perspective est difficile à imaginer. Mon premier deux-roues était une vieille machine qui n’avait rien de très moderne, mais chaque virée avec était chargée de souvenirs. J’ai passé des heures à la bichonner, à la rendre aussi performante que possible malgré son grand âge. Cette loi chinoise, qui ordonne la destruction de motos anciennes, vise à réduire les émissions polluantes et à soutenir l’industrie locale, en stimulant la vente de modèles plus modernes et souvent produits sur place.
Les conséquences de cette réglementation sont multiples. Bien sûr, cela permet de renouveler le parc de motos et de favoriser des modèles plus écologiques. Mais cela veut aussi dire que des milliers de motos encore en bon état finissent détruites. Un ami à moi avait trouvé, il y a quelques années, une ancienne moto française laissée à l’abandon. Il a mis tout son cœur à la restaurer. Avec une telle loi, sa belle trouvaille n’aurait jamais vu le jour.
Destruction pour cause de pollution
En Chine, l’âge et le kilométrage ne sont pas les seuls critères. Si une moto échoue à trois tests d’émissions, c’est la casse assurée, même si elle est en bon état. Pour nous, en France, ce genre de mesure paraîtrait assez rude, surtout que nous avons un vrai attachement aux véhicules anciens. Nos motos classiques sont souvent plus que de simples moyens de transport : elles racontent nos histoires, nos virées ensoleillées et nos balades entre amis.
La réalité, c’est que les motos chinoises sont bien moins coûteuses que leurs homologues européennes. Pour beaucoup de Chinois, remplacer une moto ancienne par une neuve n’est pas un fardeau économique insurmontable. Mais faut-il vraiment en passer par là pour lutter contre la pollution ? Peut-être qu’encourager la rénovation des véhicules, comme certains le font chez nous, serait une approche plus durable.
Un avenir similaire en France ?
En France, nous avons un lien particulier avec nos motos. Elles sont plus que des objets, ce sont des membres de la famille, des témoins silencieux de nos aventures. Imaginer une loi aussi radicale que celle en vigueur en Chine est difficile. Bien sûr, les enjeux environnementaux sont de plus en plus prégnants et des mesures doivent être prises. Mais imposer de détruire nos vieilles motos simplement parce qu’elles ont passé un certain âge serait très mal perçu. Restaurer et personnaliser nos deux-roues fait partie de notre identité, de ce qui nous fait vibrer en tant que motards.
L’exemple de la Chine est intéressant, car il montre les choix radicaux que certains pays sont prêts à faire pour répondre aux enjeux environnementaux. Est-ce que la France ou l’Europe pourraient suivre une voie similaire ? Pour l’instant, cette idée semble éloignée, mais rien n’est jamais certain lorsque l’on parle de réglementation et de politique publique. La question reste ouverte : que préférons-nous, la destruction ou la restauration ? Pour l’instant, en tant que passionnés, nous espérons pouvoir continuer à rouler avec nos vétérans de la route encore longtemps.
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