Le Grand Prix d’Azerbaïdjan a offert un rebondissement inattendu dans une saison que l’on pensait déjà verrouillée. Max Verstappen, quadruple champion du monde, a dominé la course avec une autorité retrouvée. Et soudain, certains analystes osent le dire : le Néerlandais est de retour dans la lutte pour le titre.
McLaren en panne de réussite
Bakou a rappelé que rien n’est jamais acquis en Formule 1, même pour McLaren.
Oscar Piastri a vécu un week-end cauchemardesque : qualification ratée, erreurs en piste et abandon prématuré.
Lando Norris, lui, n’a guère mieux fait, pénalisé par un pitstop raté et une course terne, terminée seulement 7ᵉ.
Le bilan : 6 points seulement pour l’équipe, une maigre consolation pour un constructeur qui ambitionne de verrouiller les deux premières places du championnat.
Piastri conserve la tête du classement, mais son avance fond, tandis que Norris peine à combler l’écart.

Verstappen réduit l’écart
Le vrai gagnant du week-end s’appelle Verstappen. En deux courses, il a réduit son retard de 104 à 69 points.
Avec 199 unités encore à prendre d’ici la fin de saison, le triple tenant du titre reste mathématiquement en lice.
La marche est haute : pour espérer, il devra presque tout gagner… et compter sur une série d’erreurs de McLaren.
Une mission délicate, mais pas impossible. L’histoire récente l’a prouvé : lorsqu’il est dans sa meilleure forme, Verstappen peut dominer un calendrier entier.
Red Bull renaît après la pause estivale
Depuis la trêve d’été, Red Bull semble métamorphosée. La monoplace, jusque-là irrégulière, a bénéficié de réglages aérodynamiques améliorés, optimisation du refroidissement des freins et meilleure gestion des pneumatiques.
Résultat : une voiture plus constante, plus adaptée aux circuits variés.
La pole solide à Monza, la victoire nette et la démonstration à Bakou témoignent de ce regain de forme.
Verstappen lui-même apparaît plus à l’aise, comme libéré d’un début de saison frustrant.

Des erreurs qui coûtent cher
Mais la voiture seule n’explique pas tout. Verstappen a aussi manqué de constance.
Accrochages en Espagne, relance mal négociée à Silverstone, départ malchanceux en Autriche…
Chaque incident lui a coûté des points précieux.
Ces épisodes rappellent qu’en Formule 1, même les champions vacillent, et qu’un seul point laissé en route peut peser lourd à la fin.
McLaren sous pression
Face à lui, McLaren conserve l’une des meilleures monoplaces du plateau. Mais Bakou a révélé quelques fissures : erreurs inhabituelles de Piastri, manque de tranchant de Norris, arrêts aux stands mal maîtrisés.
L’équipe rappelle étrangement Red Bull 2024 : dominante techniquement, mais parfois brouillonne dans la gestion.
Aucun pilote ne s’impose clairement : Piastri reste rapide mais fragile, Norris régulier mais encore trop discret pour viser le titre avec assurance.

Verstappen, arbitre de luxe ?
Il serait prématuré de désigner Verstappen comme favori. Mais il pourrait devenir l’arbitre décisif de cette fin de saison.
Libéré de toute pression directe, il peut s’intercaler entre les deux McLaren et redistribuer les cartes.
Dans un championnat aussi serré, une victoire ou un dépassement opportun peut suffire à faire basculer le destin d’un titre.
Singapour, le test ultime
Le prochain rendez-vous à Singapour s’annonce capital. Circuit exigeant, chaleur accablante, murs impitoyables : chaque erreur coûtera cher.
McLaren devra hausser son niveau pour contenir la menace de Verstappen.
Le scénario est clair : Verstappen rêve encore, McLaren tremble un peu. Et c’est ce frisson d’incertitude qui pourrait faire toute la saveur de cette saison.
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