Pourquoi Hertz remplace ses voitures électriques par des véhicules thermiques

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Acheter une Tesla Model 3 pour 17 800 dollars, ça vous tente ? Eh bien, c’est maintenant possible grâce à Hertz. Le géant de la location de voitures a pris une décision qui en surprend plus d’un : se séparer de 20 000 voitures électriques, notamment des Tesla, pour revenir vers des modèles thermiques. Ce virage stratégique laisse perplexe quand on se rappelle avec quel engouement Hertz s’était jeté sur les véhicules électriques il n’y a pas si longtemps.

Un retour en arrière malgré l’enthousiasme initial

Hertz, ainsi que Sixt, ont tous les deux montré leur intérêt pour l’électrique en investissant massivement dans des Tesla, entre autres. Mais la stratégie est aujourd’hui remise en question. Alors, qu’est-ce qui a bien pu pousser ces mastodontes de la location à changer de cap ? Tout remonte à une décision de Tesla en 2023 : une réduction significative de leurs prix, qui a entraîné une baisse des valeurs résiduelles des voitures. Et pour Hertz, cette valeur résiduelle est cruciale. Imaginez : vous achetez une voiture à un certain prix, mais si sa valeur chute trop rapidement, l’équation financière se complique au moment de la revente.

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Ajoutez à cela les frais de réparation apparemment bien plus élevés que prévu. Contrairement à l’idée reçue selon laquelle les voitures électriques coûteraient moins cher à entretenir, il semble que les accidents, même mineurs, peuvent entraîner des frais très importants. Un ami à moi, qui avait récemment loué une voiture électrique, m’a raconté qu’après un petit accrochage, les frais de réparation s’étaient avérés bien plus lourds que ce qu’il aurait imaginé pour un véhicule à essence. C’est exactement ce genre de surprise qui a poussé Hertz à revoir ses ambitions électriques.

Des Tesla à vendre à prix cassés

Dans ce contexte, Hertz a décidé de se séparer d’environ un tiers de sa flotte de voitures électriques. Cela inclut beaucoup de Tesla, principalement des Model 3, que l’on retrouve maintenant en vente à partir de 17 800 dollars aux États-Unis (environ 15 800 euros). Ces voitures, avec leurs 100 000 km au compteur, sont offertes à des prix attractifs, ce qui pourrait être une aubaine pour ceux qui cherchent à acquérir une voiture électrique d’occasion à moindres frais.

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Dans son dernier rapport financier, Hertz ne cache pas que la raison principale derrière cette réduction est bien économique. Les coûts de réparation après accident sont jugés trop élevés. Le PDG, Stephen Scherr, a même déclaré que les véhicules électriques coûtaient presque le double par rapport à des modèles thermiques standards en termes de réparations. Cela contredit pourtant de nombreux rapports qui soulignent que les VE sont moins chers à entretenir à long terme. Là-dessus, difficile de s’y retrouver, mais il est clair que les chiffres en interne chez Hertz ont pesé lourd dans la balance.

Un avenir électrique en suspens ?

La question se pose alors : l’électrification des flottes de voitures de location est-elle vraiment l’avenir ? Hertz et d’autres loueurs ne vont certainement pas abandonner complètement la piste électrique. Hertz a d’ailleurs signé un partenariat avec Polestar, du groupe chinois Geely, pour continuer à enrichir sa flotte en véhicules électriques. Ce n’est donc pas un abandon définitif, mais plutôt une réévaluation des priorités.

Les voitures électriques ont toujours le vent en poupe, mais les réalités du terrain, entre dépréciation rapide et frais de réparation imprévus, montrent que l’adaptation du secteur de la location ne se fera pas sans ajustements. Il faudra certainement attendre encore quelques années pour que les loueurs trouvent la recette gagnante qui allie rentabilité et écologie.

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Marie