Trajet domicile-travail trop long : quelle est la durée maximum à respecter ?

Le temps de trajet entre le domicile et le lieu de travail est l'un des critères clés lorsque l'on choisit un emploi. S'il est trop long, il peut impacter le bien-être sur le long terme. Vous êtes-vous déjà demandé quelle est la durée idéale ? Que dit la loi à ce sujet ? On vous explique.

Au sommaire
  1. Quel temps de trajet est acceptable pour aller travailler ?
  2. Quels sont les risques et conséquences d’un temps de trajet trop long ?
  3. Comment se déroule la prise en charge des frais de transport par l'employeur ?
    1. Le salarié utilise sa voiture personnelle
    2. Le salarié utilise les transports en commun
    3. Le salarié se rend au travail à vélo
    4. Le forfait mobilité durable

Quel temps de trajet est acceptable pour aller travailler ?

Plusieurs facteurs influent sur la durée de trajet : la distance entre les deux points, mais aussi le mode de transport utilisé. Pour 47% des Français, le temps de trajet domicile-travail dure au moins 45 minutes (étude Michael Page). D’après plusieurs sondages, il est généralement admis que le temps idéal est de 30 minutes, avec une limite maximale de 60 minutes. Au-delà de ce délai, le temps de trajet est considéré comme étant trop long. Bon à savoir : Le temps de trajet entre le domicile et le lieu de travail n’est pas considéré comme du temps de travail effectif.

Quels sont les risques et conséquences d’un temps de trajet trop long ?

S’il permet de vaquer à ses occupations personnelles (lire, écouter des podcasts, dessiner…) lorsque l’on prend le train, par exemple, un trajet domicile-travail trop long peut avoir des conséquences sur le bien-être. Le temps que l’on passe à faire la navette n’est pas toujours reposant et parfois même source de stress. On arrive alors au travail avec l’impression d’avoir déjà commencé une longue journée avant même d’avoir commencé à travailler à son poste de travail. Ce qui peut engendrer de la tristesse, de la fatigue, une baisse de la productivité et de la démotivation. Cela peut aussi avoir un impact sur les relations entre collègues car on est moins enclin à nouer des liens.

Comment se déroule la prise en charge des frais de transport par l'employeur ?

Certains coûts liés aux déplacements professionnels peuvent être compensés par l'employeur. En général, il faut fournir un justificatif pour obtenir un remboursement (en savoir plus dans cet article).

Le salarié utilise sa voiture personnelle

Dans ce cas-là, l’employeur peut prendre en charge le remboursement des indemnités kilométriques. Pour en bénéficier, il faut indiquer le mode de transport utilisé, le nombre de trajets par mois, la puissance du véhicule et la distance entre leur lieu de résidence et son lieu de travail. L’employeur peut aussi verser une prime de transport prenant en charge les frais de carburant ou d’alimentation pour les véhicules électriques ou hybrides rechargeables.

Le salarié utilise les transports en commun

L'employeur doit prendre en charge, à hauteur de 50%, le prix de l'abonnement aux transports publics, souscrit par le salarié pour effectuer les déplacements entre sa résidence habituelle et son lieu de travail. Pour être admis à la prise en charge, 2 conditions doivent être réunies. Les titres doivent :

  • Permettre d'identifier le titulaire de l'abonnement.
  • Être conformes aux règles de validité définies par l'entreprise, la SNCF ou la RATP.

Le salarié se rend au travail à vélo

Le salarié peut se faire rembourser la moitié du prix de son abonnement à un service public de location de vélos. Les conditions sont les mêmes que celles citées précédemment.

Le forfait mobilité durable

Le forfait mobilité durable est une indemnité exonérée de cotisations pour le salarié pour promouvoir des moyens de transport plus écologiques tels que le covoiturage, le vélo ou les transports publics. Les modalités et les critères d'attribution sont définis par accord d'entreprise, interentreprises ou par accord de branche, à défaut. Le montant est limité à 700€ par an et par salarié en 2023 contre 500€ en 2021.

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Charley MAILLOT

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