La polémique autour des balises V16 de la DGT, le dispositif lumineux qui remplacera les triangles d’urgence à compter du 1er janvier 2026, a atteint avec force le Congrès des députés. A cette occasion, l’attention se porte sur Francisco José Alcaraz, député de Vox à Jaén, et sur le leader de Vox lui-même, Santiago Abascal, qui l’ont qualifié d’« arnaque » et exigent son arrêt immédiat.
Lors de son discours de cette semaine, Alcaraz a souligné que le caractère obligatoire du V16 constitue « un nouveau coup dur » pour les citoyens et a accusé le gouvernement d’utiliser le dispositif comme outil de collecte. Selon le représentant de Vox, la mesure signifie que l’Exécutif “met à nouveau la main dans les poches du peuple espagnol”, remettant également en question l’efficacité des balises géolocalisées par rapport aux traditionnels triangles d’urgence.
Y a-t-il des contradictions dans Vox ?
Ces déclarations pourraient contraster fortement avec sa position d’il y a seulement quelques mois. En juin, lors d’une session de la Commission de sécurité routière du Congrès, Alcaraz a défendu une proposition non législative visant à améliorer la protection des travailleurs chargés de l’entretien des routes. A cette époque, le député a souligné l’importance de la connectivité et de l’incorporation de technologies innovantes telles que la balise V16, les cônes intelligents ou le signal WLOT, tous des éléments intégrés dans la plateforme DGT 3.0.
Dans le communiqué de presse publié par Vox à l’issue de cette commission, toujours disponible sur le site Internet du parti jusqu’à ce jeudi, il était clairement indiqué qu’Alcaraz soutenait l’implantation du V16. Le texte souligne que ces dispositifs, associés à une signalisation renforcée et à des campagnes de sensibilisation, constituent des outils essentiels pour réduire les risques d’accidents et améliorer la sécurité routière.
Je vais promouvoir un porte-parole spécifique de la déréglementation dans V0X.
Il suffit d’être soumis aux incidents ou aux corruptions du conseiller, du ministre ou du commissaire en fonction. https://t.co/eABAqTvzEn— Santiago Abascal 🇪🇸 (@Santi_ABASCAL) 26 novembre 2025
Mais le ton du député a changé dans la dernière ligne droite vers l’entrée en vigueur du dispositif obligatoire. Or, Alcaraz soutient que les balises géolocalisées ne répondent pas aux garanties nécessaires et affirme que leur mise en œuvre répond davantage à des intérêts économiques qu’à des critères de protection routière. Évidemment, nous ne pouvons pas ignorer qu’à l’époque on parlait de son utilisation pour les travailleurs chargés de l’entretien des routes, alors qu’il s’agit d’une imposition pour tous les conducteurs, et que des taxes sont payées pour chaque balise, bien qu’elles soient obligatoires. A l’époque, nous parlions de la polémique générée autour de cette mesure.
La réaction interne ne s’est pas fait attendre. Le président de Vox lui-même, Santiago Abascal, a annoncé la création d’un « porte-parole spécifique de la déréglementation » avec pour mission de stopper les réglementations qui, selon la formation, imposent des charges inutiles aux citoyens. Parmi ses objectifs immédiats figurerait l’élimination de l’obligation du V16, comme le dicte le communiqué officiel.
Le débat sur les balises s’intensifie à mesure que leur date de mise en œuvre obligatoire approche. Avec des opinions contradictoires au sein et à l’extérieur du Congrès, la controverse semble loin d’être résolue. Ce qui est clair, c’est que la position de Vox ajoute un nouvel élément de tension au débat public sur la sécurité routière et la réglementation technologique en Espagne.
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