Un BYD laisse sans voix les ouvriers de la casse : pour ces raisons, la marque chinoise peut prendre d’assaut l’Europe

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Les voitures électriques chinoises ont déjà fait un saut définitif sur le marché espagnol, et cela commence également à se remarquer dans les casses. Ce qui était presque anecdotique il y a quelques années devient désormais courant : les centres de recyclage et les ateliers reçoivent des unités BYD, MG ou Omoda, signe que leur flotte immatriculée s’agrandit et qu’il y a déjà des accidents, des pannes ou des annulations anticipées.

Un cas illustratif est celui de la casse de Grenade MotoCoche, qui a enregistré l’entrée de son premier BYD. Ils ne détaillent pas pourquoi cette voiture s’est retrouvée là, mais ils ont profité de l’occasion pour la « vider » visuellement et montrer comment une voiture électrique chinoise vendue en Europe arrive construite.

Pourquoi BYD va-t-il exploser le marché ?

Le modèle est un BYD Atto 3, un SUV compact 100 % électrique de 4,46 m de long, 1,88 de large et 1,62 de haut. Ce qui retient le plus l’attention des opérateurs, c’est l’origine de ses composants, puisque pratiquement tous proviennent de Chine. Ils ne trouvent que deux pièces européennes : le maître-cylindre de frein signé Bosch et les pneus Continental, tous deux allemands.

De là, ils montrent les détails extérieurs et intérieurs et vantent le niveau de finition. En fait, ils parlent d’un sentiment proche d’une « voiture haut de gamme » et citent même Mercedes-Benz comme référence. Ils mentionnent la console centrale surélevée, les sièges à la coupe sportive et même les fameuses cordes de type guitare sur les portes avant. Bien sûr, préviennent-ils : « il reste à voir comment le passage du temps l’affectera ».

La question posée dans la vidéo est directe : « pourquoi BYD va-t-il exploser le marché ? » Sa réponse est qu’il propose un package complet à un prix raisonnable, la même recette qui a fonctionné avec MG ou, à un autre niveau, avec Dacia. Et parce qu’il vient « tout est fabriqué » en usine, ce qui réduit les extras et simplifie la décision d’achat.

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Rappelons que BYD a récemment renouvelé l’Atto 3, avec une légère retouche design, plus d’équipements de série, un réglage des suspensions et surtout une recharge rapide en courant continu qui passe de 88 à 110 kW. Ainsi, le temps nécessaire pour recharger la batterie de 10 % à 80 % est passé d’environ 40 à environ 35 minutes, si les conditions idéales de température et de point de charge sont remplies.

Le prix reste agressif : l’Atto 3 débute aux alentours de 26 240 euros incluant les campagnes de marque et l’aide de Moves III (avec ferraille). Il dispose d’un moteur électrique de 150 kW (204 ch) et 310 Nm, accélère de 0 à 100 km/h en 7,3 secondes et utilise la batterie Blade de 60,4 kWh, avec 420 kilomètres d’autonomie WLTP, l’un des atouts techniques de BYD car il s’agit d’une batterie LFP très sûre avec une bonne durabilité.

Qu’un modèle comme celui-ci arrive à la casse a une signification claire pour le secteur : les véhicules électriques chinois commencent à apparaître dans le circuit des pièces détachées. Cela nécessite une formation en haute tension, une documentation des pièces et une vérification de la compatibilité, car ce sont des voitures avec de nombreux composants spécifiques au constructeur et peu de normes européennes.

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Et surtout, cela confirme une tendance : les voitures électriques chinoises ne sont plus seulement une nouveauté chez les concessionnaires, elles entrent dans la vraie vie (y compris la fin de leur vie utile) et cela signifie que leur mise en œuvre en Espagne est sérieuse.

Marie