Renault relance le GPL : un pari audacieux sur l’avenir des moteurs thermiques

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Alors que la transition vers l’électrique continue de remodeler le paysage automobile, plusieurs constructeurs adaptent leurs stratégies. Renault explore de nouvelles voies technologiques. Stellantis réintroduit des motorisations thermiques sur certains modèles pour répondre à la demande du marché. Lotus, quant à elle, rencontre des difficultés après un virage vers l’électrique. Nissan fait face à une plainte collective aux États-Unis, tandis que le secteur automobile italien connaît des remous sociaux.

Renault mise sur un moteur GPL hybride à injection directe

Renault a présenté un nouveau moteur thermique combinant GPL, injection directe, hybridation légère et compatibilité essence.

Ce moteur, nommé HR12 LPG MHV, est développé par Horse, coentreprise avec Geely, et produit dans l’usine roumaine de Mioveni.

Le GPL, bien que moins répandu aujourd’hui, présente plusieurs avantages : émissions de CO₂ réduites et prix à la pompe plus bas.

Il pourrait également faciliter la conformité avec les futures normes Euro 7, encore en cours de finalisation.

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Ce moteur est prévu d’abord sur le futur Dacia Bigster, puis potentiellement sur d’autres modèles comme le Duster ou le Jogger.

Une version pour la future Clio n’est pas confirmée, mais des sources spécialisées évoquent cette possibilité.

Dacia reste un acteur central du GPL en France, avec 67 % de parts de marché selon le CCFA (2024), ce qui positionne Renault favorablement sur ce créneau.

Stellantis réintroduit des moteurs thermiques

Stellantis a officialisé le retour des motorisations thermiques sur des modèles auparavant 100 % électriques, notamment les Citroën Berlingo, Peugeot Rifter et leurs variantes utilitaires.

Les moteurs disponibles sont :

  • 1.2L PureTech essence de 109 ch
  • 1.5L BlueHDi diesel de 101 ou 129 ch
  • 2.2L diesel de 179 ch (principalement pour les grands volumes)

Ce choix vise à répondre aux besoins spécifiques des familles, artisans et flottes, qui restent sensibles à l’autonomie, au prix d’achat et à la rapidité de ravitaillement.

Le groupe évoque une “adaptation aux usages réels du terrain“.

Lotus : difficultés financières et faible adoption de ses modèles

Lotus, marque sportive britannique appartenant à Geely, rencontre des difficultés.

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Selon ses rapports financiers, 1275 véhicules ont été vendus au premier trimestre 2025, pour une perte estimée à 183 millions de dollars. Sa dette atteindrait 3,3 milliards.

Le virage stratégique vers les SUV électriques, comme l’Eletre, semble peu convaincant auprès du public traditionnel.

Fabriqués en Chine, ces modèles sont aussi affectés par les droits de douane européens renforcés en 2025.

Des réductions de postes ont été annoncées, mais sans chiffres précis. Aucun plan de redressement détaillé n’a encore été communiqué.

Nissan visée par une plainte collective aux États-Unis

Aux États-Unis, Nissan est concernée par une class action impliquant ses moteurs VC-Turbo (KR15DDT et KR20DDET).

Les plaignants dénoncent des casses prématurées et accusent la marque de ne pas avoir pris les mesures nécessaires malgré des alertes internes dès 2019.

Nissan n’a pas confirmé ces allégations, mais a indiqué “prendre connaissance du dossier”. Les modèles concernés incluraient notamment l’Altima et le Rogue.

Inquiétudes sociales autour de Stellantis en Italie

En Italie, plusieurs usines du groupe Stellantis sont touchées par des arrêts temporaires, du chômage partiel et un gel des investissements.

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Les syndicats alertent sur les risques de désindustrialisation dans des régions historiquement liées à Fiat ou Maserati.

Fait notable, certains représentants de l’Église, dont Mgr Palombo, ont publiquement interpellé les dirigeants et pouvoirs publics.

Selon ses propos relayés par l’agence ANSA, “le profit ne peut pas être la seule boussole”.

Le gouvernement italien a convoqué des réunions avec Stellantis pour tenter de préserver l’emploi et les sites de production stratégiques.