L’industrie auto européenne en péril : marques en crise, batteries en faillite, SUV US en embuscade

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L’univers auto traverse une période charnière. Des marques emblématiques s’effacent, des géants vacillent, et les repères traditionnels volent en éclats. Le paysage automobile européen, longtemps dominé par des icônes du luxe ou de la performance, subit de plein fouet les effets de la mondialisation, des révolutions technologiques et des stratégies industrielles incertaines. Entre repositionnements, pertes de vitesse sur les marchés clés et menaces venues d’ailleurs, l’industrie semble en quête de sens.

DS Automobile en sursis : vers une absorption par Citroën ?

Le vent tourne pour DS. Ce qui avait commencé comme une ambition haut de gamme pour Citroën pourrait bientôt redevenir… une simple finition.

Plusieurs sources internes évoquent une réintégration de DS dans la gamme Citroën.

La cause ? Des ventes en berne, avec une chute de 22,5 % des immatriculations en Europe sur la première moitié de 2026. Un désaveu cinglant.

Malgré son design soigné, la marque ne séduit plus. Les clients estiment que la technologie embarquée est dépassée.

Les moteurs sont jugés trop modestes pour le prix, et la revente reste peu avantageuse face aux allemandes.

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Le coup de grâce est peut-être venu en juillet 2025, lorsque le président français a troqué sa DS officielle pour une Renault. Un geste symbolique, perçu comme un déclassement pur et simple.

L’échec asiatique, le silence européen

DS misait gros sur la Chine, avec une usine flambant neuve dès 2011, censée produire 200 000 voitures par an. Mais en 2022, seuls 980 exemplaires de la DS9 se sont écoulés.

Un fiasco total. Résultat : usine fermée, modèle retiré. DS n’a plus aucun pied en Asie, là où elle espérait briller.

Aujourd’hui, Stellantis revoit sa copie. Un nouveau modèle 100 % électrique est en préparation, prévu pour 2028. Mais cette fois, il porterait un badge Citroën, avec une finition DS.

Retour à la case départ. Le groupe entend couper les coûts, simplifier son offre et abandonner un positionnement premium qui n’a jamais vraiment pris.

Northvolt : la dégringolade d’un champion européen

Dans l’univers électrique, une autre désillusion secoue l’industrie. Northvolt, ex-pépite européenne de la batterie, est passée sous contrôle américain après une faillite brutale.

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Rachetée par LightOn, une entreprise proche de Stellantis, elle peine pourtant à rassurer ses partenaires historiques comme BMW ou Volvo.

Le pari technologique est risqué : miser sur le lithium-soufre, encore en phase expérimentale. La production est annoncée pour 2028, mais les retards s’accumulent.

Pendant ce temps, la concurrence asiatique s’organise et ACC, soutenu par Mercedes et TotalEnergies, rafle les contrats.

Northvolt visait 50 milliards d’euros de commandes ; elle en récolte à peine 600 millions.

Sans prototypes solides ni soutien public massif, la renaissance semble compromise. Et avec elle, les espoirs d’une autonomie énergétique européenne.

Audi dit adieu à son mythique 5 cylindres

Chez Audi, l’heure est au chant du cygne pour le légendaire 5 cylindres.

Ce moteur au son si distinctif, qui a forgé l’identité sportive de la marque, vivra ses dernières heures sous le capot de la prochaine RS3.

Pour ce baroud d’honneur, Audi prévoit près de 500 chevaux, de quoi défier la Mercedes AMG A45S.

Mais au-delà des performances, c’est une page d’histoire qui se tourne.

L’électrique prend le relais, effaçant peu à peu ces moteurs de caractère qui ont bercé des générations de passionnés.

Les SUV américains sur nos routes : une menace silencieuse

Une clause discrète dans les accords commerciaux entre l’Union européenne et les États-Unis pourrait bouleverser la donne.

Les véhicules américains pourraient être vendus en Europe sans respecter les normes locales.

En clair, pick-up massifs et SUV géants pourraient débarquer en force, sans alignement sur nos standards de sécurité. Constructeurs européens et experts tirent la sonnette d’alarme.

Alors que l’industrie locale perd du terrain sur ses marchés historiques, cette ouverture pourrait enfoncer les acteurs déjà fragilisés.

L’automobile européenne joue gros, et le match est loin d’être gagné.