Scandale auto en France : Stellantis et Toyota sous le feu des critiques

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Le monde de l’automobile traverse une période charnière. Entre percée fulgurante des marques chinoises, scandales autour de la fiabilité de certains modèles européens, et retour surprise des constructeurs français en haut des classements, le marché bouge à grande vitesse. Une chose est sûre : la hiérarchie automobile mondiale est en train de changer et ce changement s’accélère.

Leap Motor : la surprise chinoise qui redonne des couleurs à Stellantis

Alors que Stellantis navigue dans des eaux troubles, une marque encore peu connue vient bouleverser la donne : Leap Motor.

Cette entreprise chinoise a reçu un investissement de 1,5 milliard d’euros de la part du groupe, qui a pris 21 % de son capital.

Elle vient d’annoncer un bénéfice inattendu de 3,9 millions d’euros au premier semestre 2025. Un an plus tôt, elle affichait encore une perte colossale de 263 millions.

Le décollage est net. 220 000 véhicules livrés, soit une hausse de 156 %, 286 millions d’euros de chiffre d’affaires, et une marge brute qui atteint 14 %.

Cette performance repose sur une stratégie solide : production locale des pièces (60 % en interne), maîtrise des coûts, et réactivité industrielle.

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Autant d’atouts qui mettent en lumière la lourdeur des autres marques du groupe, beaucoup moins souples face aux défis du marché.

L’offensive chinoise fait trembler l’Europe

Leap Motor n’est que l’arbre qui cache la forêt. En 2024, pour la première fois, les marques chinoises ont investi davantage à l’étranger qu’en Chine.

Elles ont injecté 16 milliards de dollars hors frontières, contre 15 milliards sur leur propre sol.

Un virage stratégique assumé, porté par la saturation du marché intérieur et une guerre des prix sans merci.

Objectif : contourner les barrières douanières, produire localement (notamment en Europe) et consolider leur présence mondiale.

Les batteries, cœur du développement électrique, concentrent à elles seules 75 % des investissements, emmenés par le géant CATL.

Mais ce développement rapide commence à inquiéter. Pékin durcit le ton face aux fuites technologiques, et certains comme BYD freinent ou annulent des projets européens.

La Chine avance, mais elle le fait désormais sous surveillance.

Stellantis dans la tourmente en France

En parallèle, la colère gronde en France contre Stellantis. Une pétition, désormais enregistrée à l’Assemblée nationale, dénonce de graves problèmes de fiabilité sur plusieurs modèles.

Les moteurs 1.2 PureTech et 1.5 BlueHDi sont pointés pour leurs pannes récurrentes. Les airbags défectueux de marque Takata continuent de circuler, faute de rappels efficaces.

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Pire encore : les modèles électriques comme la Citroën ë-C3 ou le Jeep Avenger souffrent de bugs électroniques.

L’après-vente n’arrange rien : réparations longues, diagnostics contestés, et parfois une pression directe vers l’achat d’un nouveau véhicule plutôt qu’une réparation.

L’objectif de la pétition est d’atteindre 100 000 signatures. Même si ce seuil est encore loin, le message est clair : la confiance s’effrite.

Toyota et Lexus rattrapés par les rappels

Même les géants réputés pour leur fiabilité ne sont pas épargnés. En France, plus de 90 000 véhicules Toyota et Lexus sont rappelés en 2025.

Les Yaris (80 000 unités) souffrent d’un bug logiciel sur l’écran numérique. Les utilitaires ProAce (près de 10 000) présentent, eux, un défaut dans la détection du niveau d’AdBlue.

Les interventions sont rapides, mais l’impact symbolique est fort. Même les meilleurs peuvent flancher.

Et dans un contexte où la confiance du client devient une monnaie rare, chaque rappel laisse des traces.

La revanche des voitures françaises en Europe

Au milieu de ce tumulte, les constructeurs français reprennent l’avantage.

Dans le classement 2025 des voitures les plus vendues en Europe, trois modèles tricolores occupent le podium.

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La Dacia Sandero arrive en tête, suivie de la Renault Clio en deuxième position, et de la Peugeot 208 en quatrième.

Tesla chute lourdement, avec une baisse de 40 % en juillet, tandis que Volkswagen regagne du terrain avec trois modèles dans le top mensuel.

La tendance s’inverse : les Français séduisent à nouveau, portés par des prix compétitifs et une offre plus adaptée aux attentes européennes.

Et maintenant ?

Le marché européen de l’auto entre dans une nouvelle ère. Les marques chinoises montent, les scandales de fiabilité explosent, et les Français reviennent dans la course.

L’ordre établi est remis en question. La transformation est en marche. Ce n’est plus une simple transition, mais un véritable basculement.