Pere Navarro, directeur de la DGT : « Nous ne voulons pas de voitures dans le centre-ville. » Une nouvelle taxe pour l’essence et une autre pour le diesel

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Le gouvernement espagnol a clôturé l’année avec une batterie de mesures fiscales qui, bien que visant à respecter les lignes directrices climatiques de l’Union européenne, entraîneront une augmentation des coûts associés aux véhicules diesel et essence en 2026.

Les nouveaux tarifs, publiés discrètement après le dernier Conseil des ministres, visent à limiter le recours aux énergies fossiles, à encourager la transition vers les véhicules électriques et hybrides rechargeables et à financer la conservation des infrastructures publiques.

Alors que les véhicules électriques reçoivent des aides, la taxe sur le diesel le rend fiscalement équivalent à l’essence

Le gouvernement a déjà annoncé dans le Plan Auto que les incitations à l’achat de véhicules électriques et de bornes de recharge restent en vigueur, y compris les déductions fiscales et les aides aux particuliers et aux entreprises. Les propriétaires de voitures à combustion seront confrontés à un scénario fiscal plus exigeant dans les mois à venir.

L’ensemble de mesures comprend une taxe spécifique sur le diesel et le pouvoir des communes de mettre en place des taxes pour la circulation dans les zones à faibles émissions (ZBE), visant à réduire la présence de véhicules à moteur thermique dans les centres urbains.

La mesure la plus notable est l’augmentation prévue des taxes sur le diesel, que l’exécutif prépare pour 2026 et qui pourrait entraîner une suppression progressive des bonus historiques dont ce carburant bénéficie en Espagne depuis des décennies. Actuellement, le diesel est taxé à un taux inférieur à celui de l’essence, mais l’intention officielle est d’égaliser la pression fiscale des deux carburants, ce qui, selon les estimations d’organisations telles que l’OCU, pourrait augmenter le prix du diesel d’environ 7 à 11 centimes d’euro par litre.

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La conséquence pour les conducteurs serait immédiate : faire le plein d’un réservoir moyen d’une voiture peut coûter jusqu’à 6 euros de plus qu’actuellement, soit plus de 100 euros par an de carburant pour une utilisation régulière d’environ 15 000 kilomètres. L’impact serait encore plus important pour les véhicules de transport lourds, dont la consommation de diesel est nettement plus élevée.

Le gouvernement a défendu ce changement comme un outil visant à décourager l’utilisation de combustibles fossiles, à réduire les émissions de CO₂ et à harmoniser la fiscalité espagnole avec les objectifs du Green Deal européen. La Commission européenne a réitéré que la réforme de la taxe sur les hydrocarbures fait partie des conditions d’accès aux fonds communautaires destinés aux politiques vertes et d’innovation.

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Tarifs municipaux dans les zones à faibles émissions

Le deuxième volet du nouveau dispositif fiscal est l’autorisation expresse pour les municipalités de mettre en place des taxes pour l’accès des véhicules essence et diesel aux zones à faibles émissions (ZBE), qui existent déjà dans plusieurs grandes villes comme Madrid ou Barcelone et qui jouent progressivement un rôle plus important dans les politiques de mobilité urbaine.

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Ces taxes municipales, qui s’ajouteraient également aux restrictions de circulation déjà en vigueur pour les véhicules plus anciens ou plus émetteurs, visent à réduire les embouteillages et la pollution de l’air dans les zones urbaines densément peuplées. Bien que les tarifs spécifiques soient entre les mains de chaque conseil, ils devraient fluctuer en fonction de facteurs tels que le niveau d’émissions des véhicules, l’heure de la journée et la zone touchée.

Certaines autorités locales ont avancé que ces tarifs pourraient être structurés comme un péage urbain temporaire, applicable uniquement aux heures de pointe ou en période de forte pollution, avec des exemptions pour les véhicules électriques et ceux dotés de labels environnementaux plus propres. L’objectif est d’encourager l’électrification des flottes urbaines, des taxis et des véhicules de livraison, contribuant ainsi à l’objectif de neutralité climatique à moyen terme.

L’OCU a indiqué que, si ces mesures sont appliquées, de nombreux propriétaires pourraient reconsidérer leurs projets de renouvellement de leur flotte de véhicules vers des options plus efficaces ou entièrement électriques.

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Ces décisions pourraient accélérer la transition vers des modèles électrifiés et zéro émission, reflétant un changement de paradigme qui, selon l’Observatoire des carburants alternatifs, est déjà observé dans les récentes immatriculations : en 2025, les ventes de véhicules électriques et hybrides rechargeables ont affiché une croissance soutenue, portée à la fois par les incitations publiques et par l’élargissement de l’offre de modèles.

Marie