Le vol spectaculaire d’une cargaison de cellules de batteries de Stellantis près de l’usine d’Hordain

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Une remorque chargée de cellules de batteries destinées aux véhicules hybrides de Stellantis a disparu pendant la nuit, juste en face de l’usine d’Hordain.

Ce vol soulève une question : que s’est-il passé, et la production de l’usine est-elle touchée ? Cet article fait le point sur les faits, l’enquête et les conséquences possibles pour l’usine.

Ce qui s’est passé dans la nuit

Il y a environ quinze jours, avant le 2 novembre 2026, une remorque a disparu pendant la nuit. Elle était garée sur la plateforme logistique de GSF, juste en face de l’usine Stellantis d’Hordain, près de Valenciennes.

Une plateforme logistique est un site où l’on stocke des pièces avant de les envoyer à l’usine. Ici, la remorque était stationnée chez GSF, partenaire logistique de Stellantis, c’est-à-dire l’entreprise qui gère ces flux pour le constructeur.

Les voleurs ont donc déjoué les systèmes de sécurité du site, puis sont repartis avec la remorque. Les enquêteurs doivent établir comment ils s’y sont pris, ce qui dira si la protection était faible ou la méthode très précise.

Le prestataire logistique a porté plainte auprès de la gendarmerie. Après les premières révélations, le dossier a été transféré à la police judiciaire de Lille, qui poursuit l’enquête.

L’affaire a été révélée le 2 novembre 2026 et reprise le même jour par plusieurs médias nationaux.

À ce stade, les auteurs du vol n’ont pas été identifiés. Pour suivre la suite, il faut attendre les annonces de la police judiciaire.

Quelles cellules ont disparu ?

La remorque transportait des cellules ou des modules de batteries électriques, destinés aux véhicules hybrides de Stellantis. Une cellule est le plus petit élément d’une batterie.

Une grande pile cylindrique bleue est posée debout sur un établi, entourée d’outils, tandis qu’une personne manipule un petit objet en arrière-plan.
Les cellules volées étaient destinées aux véhicules hybrides, mais leur chimie précise n’a pas été établie.

À Hordain, les ateliers ajoutent l’électronique aux cellules, puis placent l’ensemble dans un bac d’acier pour former une batterie. Des cellules seules ne forment donc pas encore une batterie utilisable.

Chimie NMC

Ce que désigne NMC

  • Nickel, manganèse et cobalt
  • Chimie lithium-ion utilisée par ACC
  • Cellules et modules fabriqués par ACC
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Ce que NMC ne permet pas de dire

  • La chimie des cellules volées à Hordain
  • Si les cellules volées sortent des usines d’ACC

Revendre des cellules volées reste difficile, surtout à cause de leur traçabilité. À partir du 18 février 2027, les batteries de véhicules électriques mises sur le marché dans l’Union européenne devront avoir un passeport électronique.

Ce passeport se lit grâce à un code QR et il est relié à un identifiant unique. Il permet de retrouver l’historique d’une batterie. Un acheteur hésite donc devant un élément qui n’a pas de trace vérifiable.

Combien vaut la cargaison volée

Le préjudice est estimé à 500 000 euros, selon une source proche du dossier qui l’a communiqué à l’AFP. Stellantis n’a pas confirmé ce montant, qui reste une estimation.

Pour l’heure, c’est le seul ordre de grandeur connu du coût du vol. Il donne une idée de la valeur de la cargaison, sans dire combien d’éléments ont disparu ni le coût exact de la perte.

Calculer la valeur d’une cellule

Pour savoir ce que vaut une cellule, on divise le montant total par le nombre de cellules volées. Avec 500 000 euros, ce calcul n’a de sens qu’une fois ce nombre connu.

Le résultat est une moyenne : il ne vaut que si toutes les cellules ont le même prix, ce qui n’est pas toujours le cas pour des modules de types différents.

Le chiffre de 500 000 euros est une base de calcul, pas le bilan final de la perte. Il donne un ordre de grandeur de la valeur de la cargaison, mais il ne dit pas combien coûte réellement le vol.

Pour obtenir un total, il faut connaître le nombre de cellules volées et leur prix unitaire. Une moyenne ne suffit pas si les modules sont de types différents : chaque type doit être chiffré à part.

Ce que ça change pour l’usine d’Hordain

L’usine Stellantis d’Hordain assemble 600 véhicules utilitaires par jour. Les cellules volées devaient alimenter les ateliers spécialisés qui assemblent les batteries sur ce site, donc elles touchent directement une partie du travail de l’usine.

Stellantis n’a signalé aucune conséquence du vol sur la production du site. Pour le lecteur, cela veut dire qu’aucun arrêt de chaîne ni retard lié à ce vol n’est connu, et que le site continue de tourner.

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La capacité initiale d’ACC est de 13 GWh, son objectif est de 40 GWh d’ici 2030, tandis que l’usine d’Hordain assemble 600 véhicules utilitaires par jour.
L’objectif de capacité d’ACC dépasse largement sa capacité initiale ; la cadence d’Hordain est indiquée séparément.

Un effet ne se verrait que si les ateliers manquaient de cellules dans les semaines qui suivent. Le premier signe serait alors un atelier à l’arrêt, et rien de tel n’a été relevé.

Le vol s’inscrit dans une transition industrielle déjà bien engagée dans le Nord. À Billy-Berclau-Douvrin, ACC, la gigafactory de batteries, a produit sa cinq millionième cellule lithium-ion.

Ce total correspond à des batteries équipant près de 40 000 véhicules électriques.

La seconde unité, d’une capacité de 12,9 GWh, doit démarrer en 2027 pour fournir des voitures électriques Mercedes. Le GWh sert à mesurer la capacité de production : plus le chiffre est élevé, plus l’usine peut fabriquer de batteries.

Pour replacer ces choix dans le plan du groupe, on peut suivre la stratégie FaSTLane 2030 de Stellantis.

Un cas isolé, ou une menace qui revient ?

L’usine Tesla du Nevada a déjà subi une série de vols semblables. Depuis décembre 2025, au moins onze remorques chargées de batteries ont été volées. Neuf de ces vols présumés ont eu lieu en janvier 2026.

Quand les vols se répètent sur plusieurs mois, il ne s’agit plus d’un accident ponctuel. Pour une usine qui reçoit ses batteries par la route, cela impose de surveiller les remorques à l’arrêt et les horaires de livraison.

Contrôler qui prend la remorque

Ce qui marche

Vérifier l’identité du chauffeur et la confirmer auprès du transporteur avant de charger ou de livrer.

À éviter

Remettre la cargaison à quelqu’un qui se dit le chauffeur attendu, sans contrôle. C’est la méthode des vols du Nevada.

Ce qui marche

Noter le nom du chauffeur, la plaque du véhicule et l’heure de la prise en charge.

À éviter

Laisser la remorque à l’arrêt, sans personne pour la surveiller.

Aucune interpellation n’était connue au moment des premières révélations. Le dossier est désormais suivi par la police judiciaire de Lille, qui privilégie la piste du grand banditisme.

Dans les deux affaires, une remorque chargée de batteries disparaît. Aucun lien n’est établi entre Hordain et le Nevada à ce stade.

Pour savoir si la remorque ou les cellules ont été retrouvées, il faut suivre les communiqués de la police judiciaire de Lille.

Le vol près de l’usine d’Hordain n’a pas encore de suspect identifié. Le montant de 500 000 euros reste une estimation, et aucun arrêt de production lié au vol n’est connu.

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La suite dépend de la police judiciaire de Lille, qui poursuit l’enquête. Pour savoir si la remorque ou les cellules ont été retrouvées, il faut suivre ses annonces.

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Marie
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Marie est une journaliste spécialisée dans l'automobile, avec plus de 15 ans d'expérience dans le domaine. Passionnée par les véhicules de toutes sortes depuis son plus jeune âge, elle a su se forger une réputation d'experte grâce à son approche technique et analytique des innovations mécaniques et des tendances du marché. Marie a couvert une large gamme de sujets, allant des derniers modèles électriques aux technologies de conduite autonome, en passant par les stratégies des grands constructeurs et les enjeux de durabilité dans l'industrie.