Radars urbains : le déploiement de 410 nouveaux appareils en France d’ici fin 2027 et leur évolution technologique

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Les radars urbains sont de plus en plus présents sur les routes des villes françaises.

Pour l’automobiliste, la question est de savoir ce qui change sur ses trajets, et ce que ces appareils peuvent réellement contrôler.

Cet article fait le point sur le déploiement annoncé, sur les nouveaux appareils et sur les infractions qu’un radar urbain peut verbaliser.

Un parc urbain qui va plus que doubler d’ici fin 2027

Le parc de radars urbains doit passer de 340 appareils fin 2026 à 750 fin 2027. Cela fait 410 radars de plus, soit une hausse de plus de 120 %, plus que doubler en un an.

Le parc urbain passe de 340 appareils fin 2026 à 750 fin 2027, soit 410 appareils de plus, tandis qu’environ 250 anciens radars de feux rouges sont à remplacer.
L’objectif de 750 appareils fin 2027 représente une hausse de 410, avec le remplacement progressif d’environ 250 anciens radars de feux rouges.

Ces chiffres forment une cible budgétaire, fixée dans le budget 2027, et non un constat sur les appareils déjà en place. Atteindre 750 dépend donc de l’argent voté et des installations qui suivent.

Pour un automobiliste, cela veut dire davantage de points de contrôle sur les trajets de tous les jours. Respecter la vitesse affichée à l’entrée de chaque ville devient donc plus utile.

Repères du parc national

Parc global

  • Plafond fixé : moins de 4 900 radars automatiques de l’État en 2027
  • Radars opérationnels et visibles fin 2027 : environ 4 290
  • Les radars urbains comptent dans ce total national

Remplacement

  • Environ 250 anciens radars de feux rouges concernés
  • Remplacement progressif, appareil par appareil
  • Les nouveaux radars urbains prennent leur place
  • Les anciens appareils sortent du parc au fil des installations

Radars urbains

  • Appareils mixtes : vitesse et feux rouges
  • Légers et démontables
  • Réinstallables sur du mobilier urbain
  • Déplaçables selon les besoins de contrôle

Pourquoi cette hausse, et où en est-on vraiment ?

Le budget 2027 est en cours d’examen au Parlement. L’Assemblée nationale a commencé à en débattre en séance le 13 octobre 2026.

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Le vote sur sa première partie est prévu le 3 novembre, puis le texte passera au Sénat en novembre.

Le programme consacré à la sécurité routière dispose de 303,5 millions d’euros en crédits de paiement, c’est-à-dire les sommes réellement versées sur l’année, pour 2027.

Cette somme couvre plusieurs dépenses liées au contrôle automatisé, et pas seulement les radars urbains.

Les nouveaux appareils remplacent une partie des équipements anciens. L’objectif est donc de renouveler le parc sans dépasser 4 900 radars automatiques de l’État en 2027.

Vérifier qu’un radar peut vraiment contrôler

Plus de 150 radars urbains étaient en service fin octobre 2026, sur les 340 visés pour la fin de l’année. Un appareil détruit ou en panne ne mesure rien, et le taux de disponibilité du parc dépassait 85 %.

Regarder les caméras : elles doivent être en place, sans impact ni vitre brisée.

Regarder le boîtier et le mât : aucune fissure visible, aucune partie arrachée.

Regarder le câblage au pied du mât : aucun fil sectionné, aucun coffret forcé.

Ce que savent faire les nouveaux appareils

Le MESTA compact d’Idemia associe un radar Doppler à large champ à des caméras. Le radar suit la trajectoire des véhicules, et un seul appareil peut en suivre jusqu’à 126 à la fois, sur cinq voies.

Un boîtier fixé à un poteau surplombe une route où circulent plusieurs voitures, bordée d’arbres et de végétation.
Le faible encombrement du MESTA compact facilite son installation sur le mobilier urbain.

Le radar mesure la vitesse à plus de 100 mètres. L’appareil fait environ 85 cm de haut, 32 cm de large et 48 cm de profondeur, pour moins de 40 kg.

Ce format léger facilite la pose sur le mobilier urbain déjà en place.

NOMAD fixe ou système déplaçable

Le NOMAD de Parifex

  • Un LiDAR 3D, capteur laser qui balaie l’environnement à 360° pour suivre les véhicules
  • Quatre voies contrôlées, cinq véhicules par seconde sur chaque voie
  • Vitesse et feux rouges, dans les deux sens de circulation
  • Cabine placée entre 1 et 7 mètres de la chaussée, pour un contrôle sur 19 mètres au maximum
  • Déployé dans la moitié nord de la France

Système de mesure déporté

  • Certains NOMAD permettent de déplacer le système de mesure d’une cabine à une autre
  • Une cabine peut donc rester en place sans contenir le système de mesure
  • Dans la moitié sud de la France, les équipements sont ceux d’Idemia

Quelles infractions sont vraiment contrôlées aujourd’hui

Aujourd’hui, un radar urbain peut verbaliser deux infractions : l’excès de vitesse et le franchissement d’un feu rouge. Ce qu’il peut constater dépend de l’équipement installé, et pas seulement de sa présence au bord de la route.

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Pour la vitesse, le cinémomètre doit avoir reçu son examen de type, une validation officielle du modèle. Il doit aussi respecter les conditions techniques fixées pour son usage. Sans cela, aucun excès de vitesse ne peut être constaté.

Certains radars peuvent aussi constater le franchissement de passages à niveau. Dans tous les cas, le véhicule doit être identifié sans ambiguïté pour chaque vitesse mesurée, sinon la mesure ne peut pas être retenue.

Les radars urbains ne contrôlent pas aujourd’hui le téléphone tenu en main, le port de la ceinture ni l’usage des voies réservées.

La détection de ces infractions par intelligence artificielle est une évolution envisagée, qui n’est pas en service pour la verbalisation automatique.

Ne pas compter sur le radar

Un conducteur qui tient son téléphone ou roule sans ceinture n’est pas verbalisé par un radar urbain, mais l’infraction existe toujours. Un agent sur le bord de la route peut la relever, et le danger reste le même.

Et maintenant ? Le calendrier et les radars des collectivités

Le déploiement a commencé en 2024 et s’est poursuivi en 2025. Il doit continuer en 2026, avec des appareils qui remplacent notamment du matériel devenu obsolète.

La cible est de 340 radars urbains fin 2026, puis de 750 fin 2027. Pour un automobiliste, cela veut dire que les contrôles en ville vont se multiplier d’ici fin 2027.

Les collectivités gestionnaires de voirie peuvent installer des radars sur leurs routes, grâce à l’article 53 de la loi 3DS du 21 février 2022. Elles les financent.

Le dossier passe par le préfet. Il comprend un rapport sur le but du projet et une étude des accidents sur la voie et sur le réseau.

Le préfet consulte la commission départementale de la sécurité routière. Sans réponse en trois mois, l’avis est défavorable.

Les radars des collectivités ne sont pas attendus avant 2028.

Lire le chiffre de 2027

  1. Repérer ce qui est compté

    Les recettes attendues pour 2027, jusqu’à 2,2 milliards d’euros, regroupent les radars automatiques, les procès-verbaux électroniques et les amendes forfaitaires majorées.

  2. Retenir la part de l’État

    Le programme de l’État consacré aux radars reçoit une part des amendes issues du contrôle automatisé. Le reste finance d’autres actions de sécurité routière et de transport.

  3. Garder en tête la prévision

    Ce montant reste une prévision, pas une somme encaissée.

Le parc de radars urbains doit plus que doubler d’ici fin 2027, si le budget est voté et que les installations suivent. Ces appareils ne verbalisent que la vitesse et le franchissement des feux rouges.

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Le bon réflexe reste de respecter la vitesse affichée à l’entrée des villes. Le téléphone et la ceinture ne sont contrôlés par aucun radar urbain.

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Marie
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Marie est une journaliste spécialisée dans l'automobile, avec plus de 15 ans d'expérience dans le domaine. Passionnée par les véhicules de toutes sortes depuis son plus jeune âge, elle a su se forger une réputation d'experte grâce à son approche technique et analytique des innovations mécaniques et des tendances du marché. Marie a couvert une large gamme de sujets, allant des derniers modèles électriques aux technologies de conduite autonome, en passant par les stratégies des grands constructeurs et les enjeux de durabilité dans l'industrie.