Grâce à des panneaux solaires déployables, la première moto électrique autonome au monde n’a pas besoin de prises ni de stations-service

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L’agence Mask Architects, basée à Olbia (Sardaigne), s’est fait un nom avec des projets d’architecture et de conception de produits. Désormais, ils comptent également percer dans le secteur de la mobilité avec Solaris, un prototype qu’ils définissent eux-mêmes comme la première moto solaire autonome au monde.

Contrairement à d’autres projets promus par les constructeurs, Solaris est né d’une initiative privée du studio, sans le soutien d’un partenaire industriel. Son objectif est ambitieux : proposer un véhicule capable de recharger sa batterie sans prise ni carburant, uniquement grâce à l’énergie solaire.

La promesse : une moto électrique qui se recharge toute seule

Mask Architects présente Solaris comme un véhicule autonome et sans infrastructure, capable de recharger sa batterie gratuitement et sans émissions. À l’heure où la mobilité électrique dépend encore des prises et chargeurs publics, l’idée est aussi suggestive que disruptive.

Le système repose sur deux panneaux solaires latéraux qui fonctionnent comme des « ailes » : ils peuvent être déployés lors du stationnement et rétractés lors de la conduite. Sa surface photovoltaïque permettrait de recharger la batterie lithium-ion, qualifiée uniquement de « haute capacité ». L’étude n’a pas encore fourni de données précises sur les kWh, les temps de recharge ou l’autonomie estimée.

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Un design futuriste avec des doutes techniques

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Bien que les images de synthèse montrent un design spectaculaire, plusieurs éléments posent question. Le moteur électrique, dont on dit seulement qu’il offre un « couple élevé », apparaît dans les rendus situés trop en avant, ce qui pourrait compliquer la transmission par courroie annoncée et compromettre l’ergonomie du train arrière.

Le système de suspension arrière suscite également des doutes, avec un bras oscillant en aluminium et carbone doté d’un mécanisme complexe et d’un mono-amortisseur situé de manière non conventionnelle. En revanche, la fourche télescopique et le cadre du pont semblent être des éléments plus réalistes. Quoi qu’il en soit, il s’agit toujours d’un rendu informatique de ce qui serait un prototype.

La physique, une rivale difficile : une charge solaire suffisante ?

La plus grande limite ne réside pas dans la conception, mais dans la quantité d’énergie solaire réellement utilisable. Selon les estimations basées sur les panneaux actuels, charger un pack de 5 à 10 kWh, courant sur les motos électriques, nécessiterait plus de 10 heures d’exposition directe au soleil, même dans des conditions idéales.

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L’autonomie dépendrait alors presque entièrement du temps de stationnement en plein soleil, ce qui restreindrait fortement l’utilisation quotidienne. La recharge par freinage récupératif ne compenserait pas non plus ce déficit énergétique.

Un concept stimulant, mais encore lointain

Mask Architects maintient que Solaris pourrait devenir un véritable produit si la technologie des panneaux solaires et des batteries continue de progresser rapidement. Cependant, pour l’instant, il n’y a pas de plans de production spécifiques ni de prix estimé, et l’ensemble du projet reste en phase conceptuelle.

La Solaris est une moto électrique qui séduit par son idée centrale : un véhicule qui se recharge gratuitement, sans prise ni essence. Mais, pour l’instant, cela reste une vision plus proche du design conceptuel que de la faisabilité technique. Son arrivée sur le marché dépendra à la fois des progrès technologiques et de la recherche d’un partenaire industriel prêt à concrétiser un projet aussi audacieux.

Marie