Vols de banquettes arrière : le nouveau fléau qui frappe les automobilistes

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Autrefois cantonnés aux vols de pneus, phares ou catalyseurs, les malfaiteurs ont trouvé une nouvelle cible : la banquette arrière. Ce phénomène, longtemps marginal, s’est multiplié ces derniers mois et inquiète propriétaires, garagistes et forces de l’ordre, avec des méthodes simples, un marché de revente actif et des victimes souvent désemparées.

« Il n’y avait plus rien, même les ceintures étaient parties »

Le témoignage d’Aurore est glaçant : stationnée sur un parking en pleine journée, elle retrouve sa voiture vidée de toute la partie arrière.

Plus de sièges, plus de ceintures. Un sentiment d’invraisemblable violation partagé par de nombreux automobilistes, qui publient désormais photos et récits similaires sur les réseaux sociaux.

On y lit la même stupeur, le même mélange d’impuissance et d’indignation, un récit devenu presque banal, hélas.

Un marché de l’occasion sous tension

Pourquoi voler une banquette ? Parce qu’il existe une demande réelle. Sur des plateformes de seconde main, ces sièges apparaissent régulièrement, complets et prêts à être montés, mais sans la moindre traçabilité.

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Pas de numéro de série, pas de code constructeur : impossible de prouver l’origine en cas de saisie. Ces pièces circulent comme si de rien n’était, mêlées à des offres honnêtes et rendant les contrôles quasiment inopérants.

Elles sont particulièrement recherchées pour transformer des utilitaires 2 places en véhicules 5 places, revendus plus facilement… et environ 15 % plus chers.

Une petite plus-value qui alimente toute une économie souterraine, simple et rentable pour qui sait comment s’y prendre.

Une facture qui grimpe jusqu’à 11 000 €

Pour les victimes, la douloureuse est bien réelle. Le remplacement d’une banquette coûte de 3 000 à plus de 5 000 €, et peut atteindre 11 000 € si les dégâts touchent aussi ceintures, capteurs ou airbags intégrés.

Les assurances prennent en charge certains sinistres, mais il faut compter sur des délais, des franchises et des démarches longues, autant dire que la réparation devient souvent un casse-tête administratif en plus d’un coût financier.

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Les forces de l’ordre commencent à s’y intéresser

Garagistes et assureurs tirent la sonnette d’alarme. Certains ateliers remplacent une banquette par semaine, un rythme inédit qui finit par alerter les autorités.

Les policiers enquêtent désormais sur ces filières, mais la tâche reste complexe : sans marquage unique, ces sièges se fondent facilement dans le marché gris de l’occasion.

Les pistes s’éparpillent, les preuves manquent, et la lutte contre ces réseaux réclame des moyens et une coordination nouvelle.

Une criminalité opportuniste et adaptable

Ce nouveau type de vol révèle une fois de plus la capacité des réseaux clandestins à repérer la moindre faille. Hier les catalyseurs, aujourd’hui les banquettes… et demain ?

Tant que certaines pièces resteront sans traçabilité, elles constitueront une cible idéale.
Il faudra sans doute allier marquage des pièces, contrôle des plateformes d’occasion et vigilance citoyenne pour freiner ce phénomène.

En attendant, les propriétaires restent sur le qui-vive, et les garagistes comptent leurs pertes.

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