Stellantis à la peine, BMW résiste, Mitsubishi joue la carte du low-cost électrique

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Le secteur automobile européen vit des jours de tension et de repositionnements. Entre déclin pour certains, stratégies audacieuses pour d’autres et innovations qui suscitent l’inquiétude, l’actualité du 26 septembre révèle des choix lourds de conséquences.

Stellantis sous pression, mais quelques signes de reprise

Depuis le début de l’année, Stellantis voit ses ventes européennes se contracter de manière notable.

Sur les sept premiers mois, ses immatriculations ont chuté d’environ 8 %, tandis que certaines marques du groupe (Citroën, Opel, DS, Lancia) affichent des reculs à deux chiffres.

En parallèle, Peugeot, Jeep et Alfa Romeo tirent leur épingle du jeu avec des hausses modestes mais significatives, formant des poches de résistance intéressantes.

La part de marché européenne de Stellantis est descendue autour de 15-16 %, contre plus de 16 % il y a quelques années, traduisant un affaiblissement notable.

Sous la houlette du nouveau directeur Antonio Filosa, le groupe tente de retrouver de la dynamique : en août, une légère reprise (+2,2 %) a été observée.

Ce petit éclairci ne garantit pas encore un retournement durable, mais suggère une stabilisation possible.

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Pour s’adapter à la faiblesse de la demande, Stellantis a temporairement arrêté la production dans certaines usines européennes afin de mieux gérer les stocks et les capacités.

Mitsubishi surprend avec un “Scénic rebadgé”

Alors que Mitsubishi était resté discret ces derniers temps, le constructeur effectue un retour remarqué avec une initiative audacieuse : commercialiser un Scénic électrique rebadgé Mitsubishi.

Le véhicule reprend les mêmes spécifications techniques que le modèle original, tout en étant proposé environ 2 000 € moins cher.

L’objectif est de séduire une clientèle familiale à la recherche d’une offre électrique abordable.

Toutefois, ce choix pourrait créer des frictions avec Renault, dont le modèle sert de base. Le rebadgeage comporte des risques : perception de duplicité, marges réduites et cannibalisation possible des ventes.

BMW : la flexibilité comme arme

Contrairement à plusieurs concurrents, BMW s’appuie sur une stratégie de motorisations diversifiées pour garder sa solidité.

Essence, diesel, hybride, électrique et même hydrogène : chaque modèle propose plusieurs options pour répondre à différents profils d’acheteurs.

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Le futur BMW X5 (version 2027) illustre parfaitement cette approche : toutes les motorisations coexisteront, y compris l’hydrogène dès 2028.

Cette souplesse permet à BMW de défendre ses marges et d’absorber les fluctuations du marché.

Une invention chinoise dérangeante : la batterie “éjectable”

Une startup chinoise, Icar, a dévoilé un concept pour le moins intrigant : une batterie pouvant être éjectée du véhicule en cas de surchauffe ou de risque d’incendie. L’idée est de protéger les occupants et faciliter l’intervention des secours.

Mais cette innovation soulève de nombreuses questions : comment sécuriser les piétons ou les véhicules alentours ?

Comment éviter tout déclenchement accidentel ? Les données publiques restent rares, ce qui rend le système encore très expérimental.

Bentley retarde son virage électrique

Autre fait notable : Bentley repousse la fin de ses modèles thermiques. La transition, initialement prévue pour 2030, est désormais reportée à 2035 au plus tôt.

Les prochains Continental et Flying Spur continueront donc avec des motorisations essence, tandis que le W12 est abandonné.

Cette décision illustre une adaptation pragmatique : la demande pour des moteurs thermiques haut de gamme reste significative, et la marque doit concilier attentes clients et contraintes réglementaires futures.

Une trajectoire incertaine mais engagée

Le paysage automobile européen oscille entre rupture et prudence.

Stellantis cherche à se redresser, Mitsubishi joue un coup marketing audacieux, BMW mise sur la polyvalence, une startup chinoise alerte sur les risques, et Bentley retarde sa transition électrique.

La route vers l’“automobile de demain” est semée d’interrogations.

Face à la concurrence internationale, l’usure des marges, la pression réglementaire et les exigences des consommateurs, les constructeurs européens doivent naviguer avec agilité.

Le virage est lancé, mais il faudra du temps, du courage et des paris technologiques pour qu’il se fasse sans encombre.