Faut-il une assurance auto pour un covoiturage régulier ?

ParCharley MAILLOT

Faut-il une assurance auto pour un covoiturage régulier ?

Pour des raisons économiques ou écologiques, le covoiturage est de plus en plus plébiscité. Pratiqué entre voisins, collègues de travail, ou en utilisant les services d’une plateforme en ligne, ce type de transport offre d’indéniables avantages. Mais faire du covoiturage nécessite-t-il d’avoir une assurance spécifique ? Une bonne question à se poser que vous soyez conducteur ou passager.

Qu’est-ce que le covoiturage ?

Apparu aux États-Unis après la première crise pétrolière de 1973, le covoiturage a gagné l’Europe au début des années 1990 et la France vers 1995. Restrictions de circulation lors des pics de pollution, grèves des transports publics et économie de carburant sont les principaux éléments ayant participé au développement du covoiturage.

Contrairement à l’auto-stop, le covoiturage s’accompagne de la notion de préméditation avec pour but d’effectuer un trajet commun. À mi-chemin entre transports en commun et déplacement privé, le covoiturage permet aux occupants d’un même véhicule de se déplacer d’un point à un autre dans la limite du trajet défini par le conducteur.

Les frais de carburant et éventuellement d’entretien sont partagés entre les passagers. S’agissant d’une activité bénévole, le propriétaire de la voiture s’interdit tout bénéfice. Le covoiturage peut être pratiqué avec un seul véhicule ou les voitures utilisées à tour de rôle de plusieurs propriétaires.

Assurance auto et covoiturage

Tout contrat automobile inclut systématiquement une garantie de responsabilité civile. Cette protection obligatoire couvre les tiers et donc les passagers, y compris dans le cadre du covoiturage. En ce qui concerne le conducteur, il est toujours préférable de souscrire une garantie dédiée. Nommée « dommages conducteurs », cette garantie couvre les blessures corporelles que pourrait subir le conducteur en cas d’accident.

Ainsi tout conducteur disposant d’une assurance minimale au tiers peut pratiquer le covoiturage, mais une attention particulière doit toutefois être portée sur les exclusions de garanties.

  • Les trajets domicile-travail

Si, par exemple, la pratique du covoiturage vous permet de vous rendre sur son lieu de travail, il faut vérifier que le véhicule utilisé est couvert pour les trajets domicile-travail.

  • Le prêt de volant

Si vous envisagez de vous relayer au volant, il est nécessaire de vérifier que le « prêt de volant » est autorisé par votre contrat d’assurance. Si ce n’est pas le cas, vous pouvez ajouter cette garantie en demandant un avenant à votre assureur. Sachez que certains assureurs excluent le prêt de volant pour les jeunes conducteurs (moins de 3 ans de permis). D’autre part, votre assureur peut, dans le cas d’un prêt de volant, appliquer des franchises supérieures à franchises habituelles.

Dans tous les cas, un sinistre responsable causé par un conducteur autre que le conducteur principal va quand même impacter le taux de malus du conducteur principal. Pour éviter ce genre de problème, il est possible de souscrire une garantie complémentaire qui couvre les covoitureurs appelés à prendre le volant. S’agissant des frais liés au covoiturage, vous êtes en droit de mutualiser entre les passagers le surcoût entraîné par la souscription de cette garantie supplémentaire.

  • Le vol de bagages

Une garantie optionnelle à envisager également est celle du vol de bagages, qu’il s’agisse des vôtres ou de ceux de vos passagers.

Les assureurs s’adaptent au développement du covoiturage

Afin que le covoiturage offre un maximum de garanties aux conducteurs, les assureurs ont progressivement développé des offres intégrant les divers aspects de cette pratique. En exploitant la puissance et la simplicité du comparateur LesFurets.com, vous pouvez obtenir en quelques minutes un devis d’assurance auto prenant en compte les exigences liées au covoiturage.

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