Environ 300 contraventions ont déjà été annulées par les autorités, grâce aux actions en justice entreprises par des automobilistes mécontents. Ce radar controversé, souvent surnommé “cash machine” par ceux qui l’ont subi, a suscité de vives réactions, notamment en Italie où un avocat déterminé défend les victimes des flashs injustifiés.
Des annulations en série grâce aux recours
Marco Mazzola, avocat italien, a pris les devants pour représenter les nombreux conducteurs flashés à tort. Il a déjà obtenu l’annulation de 250 procès-verbaux, et d’autres actions individuelles ou menées par d’autres avocats portent le total des annulations à environ 300, selon le média Il secolo XIX. Une victoire qui fait du bien à ceux qui se sont sentis pris au piège par ce radar problématique.
Mazzola explique : “À ce jour, tous les recours que j’ai présentés au juge de paix ont été acceptés.” Pour beaucoup, cela signifie non seulement l’annulation de leurs amendes, mais aussi, dans certains cas, le remboursement des frais juridiques. Une situation qui montre bien que les autorités commencent à reconnaître les erreurs liées à ce dispositif controversé.
Une mobilisation qui continue
Le combat n’est pourtant pas terminé. Le 5 octobre dernier, Marco Mazzola a réuni une centaine de personnes dans une salle de Breil-sur-Roya pour faire le point sur l’avancée des démarches. Tous les PV ne sont pas encore annulés, et de nombreux automobilistes attendent toujours une réponse positive à leurs recours. L’avocat envisage même la possibilité de lancer un recours collectif pour aller encore plus loin.
Pour rappel, ce radar a flashé près de 40 000 fois au cours de ses six premiers mois d’activité. Placé dans une zone limitée à 50 km/h sans véritable danger, il était pourtant en infraction lui-même, puisqu’il n’était pas homologué comme il se doit par la loi italienne. Un exemple de plus de la nécessité de toujours vérifier la conformité de ces dispositifs, au risque de transformer un outil de sécurité routière en véritable “machine à cash” injuste et abusive.








